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  • Daniel Ethier

Le JE vs Le ON et le TU

Nous avons vu, dans les chapitres précédents, que le déséquilibre du Feu est responsable de bien des malaises et que l'affirmation de soi est le meilleur moyen pour harmoniser cet élément. L’essence du Feu est « Je crée ! », je crée ma vie ! Dans l'affirmation de soi, c'est ce Je qui se positionne, amoureusement pour lui d’abord et ensuite, amoureusement pour l'environnement. Ce Je qui n'est ni égocentrique ni égoïste, c'est le Je responsable de sa vie, c'est le Je des cinq éléments: le « Je suis ! » de l’Éther, le « Je veux ! » de l’Air, le « Je crée ! » du Feu, le « Je ressens ! » de l’Eau et le « J'ai ! » de la Terre.


Je ne sais pas si vous avez déjà remarqué que la plupart des gens parlent d'eux-mêmes en employant très souvent le on et le tu. Vous êtes probablement du lot sans vous en rendre compte car cette façon de parler est tellement répandue. Quand j’en fais prendre conscience à un client ou un élève, ils sont toujours surpris car ils ne se sont pas entendu le dire.


- On n'a pas le choix dans la vie ! Au lieu de je n'ai pas le choix.

- On s'en fout! Au lieu de je m'en fout.

- On n'aime pas ces choses-là ! Au lieu de je n'aime pas ces choses-là.

- Tu sais, quand tu vis cette expérience, c'est traumatisant ! Au lieu de j'ai trouvé cette

expérience traumatisante.

- Imagine comment tu te sens à ce moment-là ! Au lieu de imagine comment je me sentais

à ce moment.


Pourquoi, cet emploi du on et du tu? Parce que le Je a été malmené dès l'enfance (Cf. Le Feu). Il était perçu et probablement exprimé aussi, comme un je égocentrique, un je-me-moi. À ce moment de vie, le Je n'avait pas le droit de se manifester, car mal compris et probablement dérangeant pour l’environnement. Ensuite, c’est l’école où le Je n’a pas le droit de sortir du rang, puis c’est le monde du travail où la plupart du temps, l’expression individuelle n’est pas encouragée.


Alors l'individu en devenir enregistre que pour être accepté, voire aimé, il faut faire comme tout le monde, il faut être comme tout le monde, il doit employer le on qui signifie alors le nous, c’est-à-dire tout le monde. Employer le on quand nous parlons de nous-mêmes, nous rassure car il nous normalise. Tout le monde le fait, tout le monde le dit, tout le monde le vit de cette façon, donc nous sommes ok.


C'est une façon inconsciente de se déresponsabiliser, de ne pas assumer notre unicité, que nous n'avons possiblement pas découverte encore, par peur du jugement, par peur du rejet. En psychothérapie cette façon d'être est cataloguée comme un mécanisme de défense qui s'appelle la fuite et l'évitement. Le tu procède de cette même peur, de cette même déresponsabilisation. En effet, en incluant l'interlocuteur directement dans notre discours, c'est comme si nous l'obligions très subtilement à être d'accord avec nous afin de ne pas risquer d'être remis en question.


En prenant conscience de ce qui précède, nous avons ici un moyen simple de s’entraîner à apprivoiser le Feu, de retrouver notre pouvoir personnel et de s'affirmer, donc de s'aimer. Je dis un moyen simple, mais ce n'est évidemment pas facile car l'habitude du on et du tu est tellement fortement ancrée que nous ne nous entendons même pas les prononcer. Mais difficile ne veut pas dire impossible, il s'agit de vouloir, de cultiver la détermination et la persévérance, d'entraîner notre vigilance et d’oser assumer notre unicité.


Publié le 12-02-2018

Extrait du livre: Guérir sa vie avec la Polarité

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