Bienvenus dans le monde merveilleux de la Polarité

AVANT PROPOS

 

Je dédie ces pages à mes élèves et mes clients qui m'ont accordé leur confiance et nourri ma passion pour cette magnifique approche thérapeutique qu'est la Polarité.

 

Ces articles parus entre 2010 et 2012 et qui sont finalement devenus un livre en 2015, s'adressent à eux et à tous ceux et celles qui désirent se responsabiliser dans la gestion de leur santé. Le terme santé étant employé ici dans son sens le plus global incluant le pouvoir sur sa vie dans tous ses aspects.

 

D'entrée de jeu, je tiens à préciser que tout ce que je vais vous partager a été observé, expérimenté et vérifié tout au long de mes 35 années de pratique professionnelle. Il ne s'agit donc pas ici de notions théoriques, cependant si d'aventure j'en glissais quelques une dans ces pages que je n'aurais pas vérifiées personnellement, je m'efforcerai d'en citer les sources.

 

Ma motivation première est le partage d'un savoir pratique et utilisable par quiconque veut retrouver un pouvoir sur sa santé.

 

SAVOIR, C'EST POUVOIR !

 

Nous ne pouvons gérer que ce que nous connaissons, c'est l'évidence même ! C'est pourquoi, ne sachant pas comment ça marche nous remettons si facilement notre santé entre les mains de gens qui disent savoir et pouvoir, médecins, thérapeutes et guérisseurs de toutes sortes, tenants de la médecine allopathique ou partisans d'une approche plus naturelle et même parfois, surnaturelle.

  

Depuis notre tout jeune âge, nos parents d'abord et la société ensuite se sont efforcés de faire de nous des êtres soi-disant responsables dans presque toutes les facettes de nos vies sauf la santé.

 

Bien sûr, on parle maintenant de plus en plus de l'importance d'une bonne alimentation et de l'exercice physique mais pour le reste, la maladie est encore quelque chose que l'on attrape, une malchance, l'hérédité, le hasard, un accident, etc. Pourtant, dans la nature, tout a un sens, une logique, tout est organisé, rien n'est laissé au hasard ! Et comme le disait Lao Tseu (5 siècles av J.C.) : Le hasard n'existe que pour ceux qui ignorent les lois de la nature !

 

En fait, les problèmes surgissent souvent quand l'homme ne respecte pas cette organisation naturelle et parfaite. Pourquoi l'être humain fonctionnerait-il différemment de la nature ? Pourquoi nos malaises et maladies seraient-ils le fruit du hasard ? N'y aurait-il aucun sens, aucune logique derrière ça ?

 

S'il est facile de comprendre et d'accepter les conséquences d'abus alimentaires ou autres, de comportements contraires à une saine hygiène de vie, comment expliquer une douleur spontanée, une démangeaison localisée qui se déclare sans raison apparente, une constipation tenace malgré un apport suffisant de fibres et d'eau , des migraines sans cause physiologique apparente, etc. ?

 

LE MAL-A-DIT

 

Et si ces malaises et ces maladies étaient une forme de signal nous indiquant que quelque chose cloche dans notre façon d'être et de vivre ? Et s'il y avait moyen d'apprendre la signification de ces signaux de manière à se responsabiliser et rétablir par nous même notre niveau optimal d'énergie, c'est-à-dire s'auto guérir ?

 

C'est ce dont je veux vous entretenir dans ces pages car avec l'aide des principes de la Polarité développée par le Dr Stone et de l'apport inestimable de plusieurs chercheurs de sens et de vérité, j'ai appris au fil du temps à travers ma pratique clinique, à décoder dans une bonne mesure, le langage du mal-a-dit. J'ai pu en constater l'impact sur moi-même et ainsi que sur plusieurs clients et élèves qui se sont guéris grâce à cet apprentissage et surtout grâce à la responsabilisation dont ils ont fait preuve.

 

Je souhaite vous donner le goût à vous aussi d'apprendre ce langage et je vous invite à me faire part de vos commentaires et expériences

 

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Quelques définitions

 

ÉNERGIE

 

Le mot énergie vient du grec energeia qui veut dire: force en action. En physique, c'est selon le dictionnaire: … la faculté que possède un système de produire du travail. Force, vigueur, fermeté, volonté, puissance et action sont quelques-uns de ses synonymes.

 

Le Dr. Stone, l'initiateur de la polarité, appelait l'énergie, la rivière de Vie. Tant qu'elle coule sans obstacles, tout va bien et la personne est en santé. Qu'un barrage se forme et alors le libre flot est entravé et les problèmes s'installent. Chez l'être humain, d'un point de vue biologique, l'énergie physique est liée à la qualité et la quantité des échanges chimiques entre les différentes composantes du corps.

 

Cependant, la qualité de ces échanges peut être influencée par quelque chose de plus subtile encore, c'est-à-dire la pensée. Et d'où vient la pensée, quelle est la source d'énergie qui la produit ? Comment se fait-il qu'une humeur joyeuse, une attitude positive semblent augmenter notre énergie tandis qu'à l'inverse, des idées noires nous affectent négativement au point quelques fois de nous rendre malades.

 

Sans vouloir présumer d'une réponse, une chose est certaine, cette force n'est pas visible à l'œil nu et pourtant elle existe et nous en voyons la matérialisation sous diverses formes. En fait, tout ce qui est visible est constitué de particules invisibles, les atomes. C'est leur assemblage qui va déterminer la forme, une pierre, un arbre ou un être humain.

 

Ces atomes sont cependant visibles avec des lentilles grossissantes. En effet, le microscope nous permet non seulement de découvrir qu'ils existent, mais qu'ils sont aussi constitués de particules encore plus petites, les protons, neutrons et électrons qui exécutent une chorégraphie parfaite alternant attraction et répulsion autour du noyau. Ce mouvement est le fondement même de la vie et chez l'être humain, c'est lorsque ce mouvement ralenti ou cesse que les malaises, les mal-a-dit et éventuellement la mort, apparaissent.

 

Cette analogie avec le microscope pourrait nous servir d'exemple pour nous aider à élargir notre vision possiblement étroite de la vie et favoriser l'ouverture à une autre conscience, une autre façon de voir et de percevoir le monde dans lequel nous vivons. Grâce à ces outils de vision améliorée, les scientifiques qui ont un jour cru que la terre était plate, observent maintenant que notre univers est encore en expansion, toujours en mouvement et donc par le fait même, serait une source d'énergie exceptionnelle et incalculable. Étant donné que les différentes qualités d'énergie sont désignées d'après leur source (éolienne, solaire, nucléaire, etc.) nous pourrions dès lors nommer celle-ci, énergie universelle.

 

SANTÉ

 

Selon le Petit Robert, la santé est définie comme le: Bon état physiologique d'un être vivant. Fonctionnement régulier et harmonieux de l'organisme pendant une période appréciable.

 

Et si la santé n'était pas que l'absence de maladie ? Et si le mal qui dit était plutôt un allié pour se maintenir en santé ? Et si il nous donnait même la clé de notre guérison ? L'apprentissage du langage du mal a dit nous permet de vivre cette étape de manière responsable, en restant à l'écoute du message, en apprenant sur nous et notre perception des choses. Alors, ce que le mal a dit devient un outil de croissance et de transformation favorisant une santé optimale.

 

Combien de personnes ayant traversé des moments très difficiles comme par exemple, combattre un cancer, ont confié que ce processus a été un cadeau qui leur a permis de grandir en tant qu'être humain.

 

Bien sûr que la souffrance est pénible et limitative car la douleur focalise toute notre attention, nous empêchant d'être disponibles à quoi que ce soit d'autre. En ce sens, il est primordial de trouver un soulagement à cette douleur qui draine toute notre énergie et en même temps, il est tout aussi important de continuer à se questionner, s'écouter, essayer de comprendre le message, pour découvrir la cause réelle du problème et ainsi remettre le corps et la psyché en accord.

 

GUÉRISON

 

Le petit Larousse définit la guérison comme étant... la suppression d'un mal physique ou moral. J'espère que la définition implique que la cause du mal a été trouvée car entendons-nous bien, ce n'est pas parce que la douleur est disparue que le problème est réglé ! Rappelons-nous que le symptôme n'est pas la cause du problème mais bien sa conséquence et ce n'est donc pas en le faisant taire que nous allons régler le stress initial qui l'a causé.

 

La véritable guérison s'obtient en mettant en accord différentes composantes de notre unicité dont les pensées, les émotions et l'actualisation de celles-ci. Quand les pensées sont claires, quand le cœur est en paix et quand nos actions sont conséquentes, l'énergie vivifiante circule librement et ce n'est qu'à ces conditions que nous pouvons parler de véritable guérison !

 

ÉMOTION

 

Le Larousse nous dit que l'émotion est un trouble, agitation passagère provoquée par la joie, la surprise, la peur, etc. et le Petit Robert, une réaction affective, en général intense, se manifestant par divers troubles, surtout d'ordre neurovégétatifs (rougissement, tremblements, agitation ou incapacité de bouger…). C'est donc dire que dans l'é/motion, il y a une agitation, un mouvement qui doit s'exprimer. Nous pourrions décortiquer le mot é/motion et nous y trouverions E pour énergie et MOTION pour mouvement ce qui suggérerait que l'é/motion est en fait, de l'énergie en mouvement ! À contrario, le préfixe E ou EX qui signifie hors de, nous ferait déduire que l'ex/motion signifie être hors du mouvement. En fait, quand elles sont positivement vécues, c'est-à-dire exprimées de façon responsable, les é/motions n'occasionnent pas de problèmes pathologiques.

Parce que nous sommes en échange constant avec l'environnement, nous sommes toujours aussi en constante adaptation avec celui-ci. Si cette adaptation est plus ou moins harmonieuse, si quelque chose nous touche, nous bouge, la logique serait de bouger et de vivre ce qui est là dans l'instant présent, que nous nommions ce moment joie, peine, colère, etc. Ce mouvement n'est en fait, que de l'énergie qui cherche à circuler !

 

La difficulté survient plutôt quand cette énergie n'est pas exprimée, quand l'émotion est ravalée, quand nous essayons de bloquer le mouvement de vie. Les conséquences peuvent alors être fâcheuses et se traduire par un mal à dire parce qu'à ce moment, nous sommes ex-motion, hors du mouvement et comme nous avons vu plus haut que ce mouvement ne peut être arrêté, le corps va absorber le choc et concentrer ce mouvement dans une zone ou un organe précis. Tout ce qui ne s'exprime pas, s'imprime !

 

Cette impression, cette concentration d'énergie peut se traduire par de l'inconfort, de la douleur ou plus silencieusement, par un dysfonctionnement de l'organe touché. Nous verrons plus loin que selon le type de mouvement freiné et les éléments dominants de la personne, les blocages vont se situer à des endroits de correspondance dans le corps ce qui fait que nous pourrons, à partir de cette lecture, possiblement identifier la cause du problème. À ce moment, il reviendra bien sûr à la personne de relancer elle-même son mouvement vers l'autoguérison en passant à l'action c'est-à-dire en posant les gestes nécessaires, en transformant des attitudes, bref en prenant des décisions et surtout en les assumant. Il est entendu que plus longtemps l'énergie aura été retenue, plus importants pourront être les dommages et plus longue sera la route vers le retour à la santé.

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Les cinq principes de base

Pour être à même de comprendre et d'appliquer les notions de décodage du mal-a-dit, il est nécessaire d'adhérer totalement aux énoncés qui suivent. C'est en fait, un acte de foi pour l'auto guérison.

 

1- L'être humain est un tout indissociable et unique.

 

Ce tout indissociable est la synergie de ses aspects physique, émotionnel, mental, énergétique et spirituel. L'être humain est unique de par son bagage génétique, son histoire familiale, ses liens transgénérationnels, son environnement social et physique, son vécu personnel et, s'il en était besoin, nous pourrions aussi rajouter ses empreintes digitales et rétiniennes !

 

Dès lors que nous acceptons cette unicité, comment est-il envisageable de soigner tout un chacun de la même façon, avec les mêmes recettes ? Bien sûr, au regard de l'anatomie et de la physiologie, tous les êtres humains se ressemblent mais nous verrons plus loin que le corps physique est le dernier à être touché par un déséquilibre qui s'est d'abord créé plus subtilement dans l'une ou l'autre de ses composantes qui elles, sont uniques.

 

Dans toutes les médecines, il se trouve des patients qui ne répondent pas au traitement pourtant généralement bien prescrit pour la pathologie en cause et d'autres, condamnés par les soignants à prendre leur mal en patience ou même à en mourir, qui se remettent miraculeusement sur pieds. Il semble donc illogique de ne s'intéresser qu'à la résultante pour espérer soigner la cause réelle du problème. Ce serait comme de vouloir réparer une carrosserie de voiture sans s'occuper des freins défectueux qui ont causé l'accident.

2- L'être humain est un système ouvert en échange constant avec l'environnement.

 

Cet énoncé est facile à comprendre si nous pensons déjà à l'air que nous respirons. C'est notre premier contact avec le monde extérieur, l'air qui entre dans nos poumons et qui circule sur notre peau. En vérité, l'échange avec l'environnement a commencé dès les premiers instants de la vie intra-utérine. Tout ce que la mère vit influence le fœtus d'une manière ou d'une autre, autant physiquement, émotionnellement que vibratoirement.

 

En grandissant, nous subissons des influences et nous influençons, nous apprenons ou non à faire des compromis, nos valeurs s'affirment ou se modifient. Dans ce système d'échanges et d'influences, nous avons un pouvoir réel, celui d'accepter ou de refuser ce qui nous arrive, de ruminer nos frustrations ou de pardonner et de lâcher prise, de vivre dans la satisfaction du moment présent ou le désir et l'envie d'une autre réalité. La décision nous appartient! Et c'est là une des clés de la santé qui consiste d'abord à se connaître, ensuite reconnaître cette interaction incontournable et au final, gérer de façon responsable ce système ouvert que nous sommes.

 

3- L'être humain a tout le potentiel pour se développer, se transformer et se défendre (système immunitaire).

 

Nous vivons à une époque où l'information est à la portée de tous et il n'en tient qu'à nous de s'en servir pour se développer, grandir et changer les vieux comportements qui nous nuisent. Notre système immunitaire quant à lui, est construit de façon parfaite à la base mais est susceptible de s'affaiblir car constamment agressé par la pollution de l'air, de l'eau et des aliments. Il nous faut donc être conscient de ces facteurs et vigilants dans le choix de ce que nous ingérons.

 

Cependant, il est un facteur trop souvent ignoré pour le bon fonctionnement de notre système de défense et je parle ici des pensées et des émotions. En effet, les idées noires, les frustrations contenues, les peines prolongées diminuent grandement notre immunité et à l'inverse, la joie de vivre, les pensées positives et le détachement maintiennent cette fonction à son maximum d'efficacité. On dit que les gens heureux n'ont pas d'histoire… hé bien ils ont aussi rarement de graves mal-a-dit !

4- L'être humain est totalement responsable de sa vie, de sa maladie et de sa guérison.

 

Attention, le mot et le concept de responsabilité n'est pas synonyme ici de culpabilité ! En justice, on dit que l'ignorance de la loi n'est pas une excuse, ce qui veut dire que peu importe si la transgression de la loi est volontaire ou pas, nous devons assumer la conséquence de nos actes. Il en va de même dans toutes les sphères de notre vie incluant bien sûr la santé.

 

Nous sommes responsables de nos actions comme de nos réactions. Nous sommes responsables de nos choix, des risques que nous prenons pour expérimenter, changer, grandir. Nous sommes responsables de notre détermination à développer des attitudes positives, à trouver des ressources nouvelles afin de s'actualiser au maximum. Nous sommes aussi responsables d'être proactifs dans la recherche d'informations et d'expériences qui nous aideront à nous connaître et peut-être à mieux cerner les causes réelles de nos problèmes de santé et les solutions qui s'offrent à nous pour y remédier.

5- Le hasard n'existe pas !

 

Le hasard n'existe que pour ceux qui ignorent les lois de la nature ! Lao Tseu (cinq siècles av J.C.)

 

La Vie est une organisation magnifique, précise et parfaite. Dans la nature, rien n'est laissé au hasard, tout a un sens et si la maladie n'avait pas de sens, elle n'existerait pas ! Souvent, nous avons le nez trop collé sur l'arbre pour voir la forêt. D'autres fois, c'est le manque d'informations qui empêche de trouver le sens. Pour les adeptes du bouddhisme ou des vies antérieures, ce qui nous arrive est peut-être d'ordre karmique. Peut-être aussi qu'en cultivant la patience, le sens nous sera révélé plus tard.

 

Ce qui compte, c'est d'être conscient que le mal-a-dit est un message même si nous ne le comprenons pas, même si les réponses ne viennent pas tout de suite ou à la limite, pas du tout. L'important est de rester vigilant, à l'écoute de soi, observer, questionner, se pratiquer à émettre des hypothèses et tenter de les vérifier et vous allez certainement finir par admettre que le hasard n'existe pas…

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Causes possibles et bénéfices secondaires

CAUSES POSSIBLES

 

Loin de moi l'idée de penser avoir réponse à toutes les causes de mal-a-dit ! Il serait simpliste et réducteur de croire que tel ou tel mal-a-dit est toujours dû à une cause unique qui affirme l'équation entre cette cause et le problème. Même si l'ex-motion est presque toujours l'élément déclencheur dans les conditions aiguës, l'addition de plusieurs facteurs doit être envisagée, surtout dans les mal-a-dit chroniques et/ou dégénératifs.

 

Plus nous pouvons émettre d'hypothèses, envisager des pistes de réflexion, plus nous avons de chances de comprendre ce qui nous arrive et de réajuster le tir. Dans cette optique, voici une liste non exhaustive de plusieurs possibilités pouvant conduire à un mal-a-dit.

KARMA

 

Les bouddhistes et autres adeptes des vies antérieures considèrent que ce qui nous arrive dans cette vie est la conséquence de ce que nous avons pu vivre dans une vie antérieure ou dans celle-ci. C'est en fait, la loi du retour ! Si, par exemple, nous nous nourrissons de malbouffe pendant des années, devrions-nous être surpris de souffrir éventuellement de problèmes de digestion, d'élimination, de prise de poids, etc. ? Vous admettrez avec moi cette logique de cause à effet.

 

Évidemment, cette cause possible de mal-a-dit (vie antérieure) semble un peu hors de portée ! La seule option dans ce cas semblerait être d'accepter avec détachement les épreuves auxquelles nous sommes confrontés et d'essayer, dans cette vie-ci, de devenir la meilleure personne possible. Pour ce qui est de notre vie présente, il n'en tient qu'à nous de revisiter notre passé, d'identifier les erreurs commises et de faire ce qu'il faut pour corriger ce qui peut l'être.

 

TRANSGÉNÉRATIONNEL

 

Une approche développée en Europe dans les années '70, la psycho généalogie, considère que ce qui s'est passé dans la lignée familiale peut se répercuter sur un ou l'autre individu de la descendance.

 

Un des ascendants pourrait avoir vécu un conflit et être décédé sans avoir trouvé de solution à celui-ci. Il transmet alors dans l'énergie, la tâche à un descendant ciblé de solutionner ce conflit. Le mal-a-dit étant l'expression de ce conflit non réglé.

 

Pas évident non plus de travailler sur cette cause à moins d'avoir toutes les informations pertinentes concernant notre généalogie !

 

CONCEPTION, VIE INTRA-UTÉRINE ET ACCOUCHEMENT

 

Plusieurs perturbations peuvent survenir très tôt dans la vie du fœtus qui pendant 9 mois, se trouve en symbiose totale avec la mère.

 

- Alimentation et hygiène de vie de la mère

- Sons agressifs perçus dès les premières semaines de vie intra-utérine

- Ex-motions vécues par la mère

- Manque d'oxygène à la naissance

- Accouchement provoqué, césarienne

- Forceps

- Enfant accueilli ou non

- Séparation de la mère à la naissance

 

- Etc., etc.

 

Même avant la période fœtale, plusieurs facteurs peuvent aussi influencer l'être en devenir.

 

- Enfant désiré ou non,

 

- … conçu pour souder ensemble un couple qui se désagrège

 

- … conçu pour contrer une solitude

 

- … conçu pour accomplir ce que nous n'avons pas accompli

 

- Conséquence d'une agression

 

- Etc., etc.

 

HÉRÉDITÉ

 

L'hérédité génétique joue probablement un rôle dans l'apparition de certains mal-a-dit mais nous pourrions aussi considérer l'aspect comportemental de cette transmission.

 

En effet, il est évident que pour les enfants, les parents sont des héros dont ils vont adopter la façon de faire et d'être, pour leur ressembler le plus possible. Et ce faisant, ils risquent de souffrir des mêmes problèmes de santé que leurs parents.

 

VACCINS ET MAL-À-DIT IATROGÈNE

 

Tout un débat que celui des effets secondaires possibles des vaccins et je ne m'aventurerai certainement pas sur ce terrain. Il y a cependant de multiples recherches qui semblent accréditer la thèse selon laquelle, plusieurs mal-a-dit pourraient se développer chez certaines personnes à la suite de ces traitements.

 

Quant aux mal-a-dit iatrogènes, ce sont des problèmes qui se développent suite à la prise de certains médicaments. Quelques fois, comme on dit, le remède est pire que le mal ! Ce qui tend à confirmer que le mal initial ayant été muselé par un traitement (celui qui traite, ment !), l'intelligence du corps crie, d'une façon différente, son même mal-être. Le problème à cette étape-ci est que ce cri devient encore plus difficile à décoder car à force de museler chaque nouveau symptôme nous nous éloignons de plus en plus de la cause initiale.

 

ÉDUCATION ET CROYANCE

 

Même si l'on considère que nos parents ont fait, en général, de leur mieux avec ce qu'ils avaient comme ressources et ce qu'ils étaient comme personnes, il est certain qu'ils ont eu une influence déterminante sur nous. Et cette influence peut nous avoir inconsciemment conduits vers diverses problématiques.

 

Les croyances, quant à elles, font parties de l'apprenti-sage et si certaines d'entre elles peuvent être utiles à une époque donnée, elles peuvent également devenir limitatives plus tard et demandent alors à être réévaluées.

 

Il existe plusieurs catégories de croyances:

 

- Inhibitrices: Je ne suis pas aimable !, Je fais toujours des gaffes !, Si je dis ce que je pense, je risque de ne pas être aimé !, etc.

 

- Génératrices: Je peux faire confiance !, On m'aime, on tient compte de moi !, Je peux arriver à ce que je veux dans la vie !, etc.

 

- Réelles, objectives et neutres: Le feu brûle !, La chaise est faite pour me porter!, Les couteaux coupent !, etc.

 

- Projections des parents: La vie est difficile !, Il faut souffrir pour être belle !, Le sexe c'est mal !, On est né pour un p'tit pain !, etc.

 

ALIMENTATION

 

Nul n'est besoin d'insister sur ce facteur potentiel de mal-à-dit et les informations à ce sujet sont largement diffusées… comme la désinformation, d'ailleurs ! Les théories alimentaires sont tellement nombreuses à l'heure actuelle, qu'il est très difficile de s'y retrouver. La solution passe certainement par une écoute vigilante de la réaction du corps suite à l'ingestion d'aliments pour déterminer ce qui nous convient ou pas.

 

De même, chaque personne étant unique, ce qui convient à l'une ne convient pas nécessairement à l'autre. Chose certaine, plus l'aliment est frais, vivant, le moins transformé possible, sans contaminants chimiques, bien combiné avec d'autres, mieux il remplira sa fonction nutritive.

 

ENVIRONNEMENT

 

Nous pouvons difficilement échapper à la pollution planétaire générée par nos sociétés industrielles. Cependant, comment expliquer que certaines personnes en soient sérieusement affectées et d'autres peu ou pas du tout ?

 

Vous savez certainement que pour étudier les effets de tel ou tel produit chez l'être humain, les scientifiques utilisent des rats de laboratoire. Les rats sont les êtres vivants les plus semblables à l'homme et une de leurs qualités est leur capacité d'adaptation à l'environnement. Ils peuvent survivre même dans un environnement très pollué et très bien s'adapter à cet environnement. Ainsi en est-il de l'être humain !

 

Ce qui veut dire que la pollution n'est probablement pas totalement responsable du mal-à-dit chez un individu donné. Il doit d'abord être fragilisé de l'intérieur pour devenir hypersensible à quelque chose venant de l'extérieur. Sinon, comment se fait-il que tout le monde ne soit pas allergique au pollen, à la poussière, aux arachides, etc.?

 

Je crois cependant qu'il doit y avoir des limites à l'adaptation à un environnement pollué et au train où vont les choses, la race humaine au complet semble sérieusement menacée. À l'heure actuelle, la pollution la plus insidieuse et la plus préoccupante, est celle des micro-ondes qui nous envahissent de plus en plus et dont nous n'avons aucune idée des impacts sur l'être humain.

 

Ces micro-ondes sont en fait, de l'énergie électromagnétique et nous sommes nous-mêmes constitués de ce type énergie. Imaginez les courts circuits potentiels ! De nos jours, on recense de plus en plus de gens hypersensibles à ces ondes et qui développent des problèmes de santé, souvent difficiles à relier à cette cause.

 

Est-ce que ceci remet en cause tout ce que j'avance depuis le début au sujet de notre responsabilité totale sur notre santé ? Hé bien je crois que, malgré tout le potentiel que nous ayons de nous défendre contre l'agresseur, nous ne soyons pas en mesure de survivre, par exemple, à une surdose de radiations nucléaires. En est-il de même avec les micro-ondes ? Je pense que le principe de précaution prévaut et que le moins nous nous exposerons à ce type d'énergie, le mieux nous nous porterons. En fait, de plus en plus de scientifiques nous mettent en garde contre la technologie 5 G qui commence à être mise en place et qui, selon eux, va potentiellement affecter jusqu'à notre ADN.

 

SUR-STRESS

 

État de surchauffe dans lequel se trouve le cerveau qui, ne pouvant solutionner un problème de façon adéquate, va à ce moment cibler une zone ou un organe du corps pour transférer la charge. Il nous permet en fait, de rester en vie pour éventuellement trouver la solution recherchée.

 

EX/MOTION

 

Il est impossible de bloquer le mouvement de l'énergie et si nous tentons de le faire, si nous gardons à l'intérieur ce qui devrait circuler vers l'extérieur, le corps va traduire ce blocage par une douleur, un malaise, un mal-à-dire. Tout ce qui ne s'exprime pas s'imprime !

 

BÉNÉFICES SECONDAIRES

 

Il est évident que consciemment, personne n'aime être malade ! Cependant il est possible, tout à fait inconsciemment, de s'attirer un problème de santé car il peut apporter avec lui certains bénéfices. Il peut paraître absurde de choisir de souffrir dans son corps pour soulager un mal-être émotif ou psychologique, mais vous verrez dans cette liste, encore une fois non exhaustive, qu'un jour vous avez peut-être, vous aussi, choisi la solution du mal-a-dit.

 

SE REPOSER

 

Il est difficile, voire impossible pour la plupart d'entre nous, d'arrêter de travailler quand nous en ressentons le besoin. Dans les moments d'essoufflement, de stress, de fatigue, le mal-a-dit peut devenir le seul moyen acceptable pour se reposer. La solution passe alors par une bonne grippe, une gastro ou un mal de dos…

 

Le problème avec cette façon de faire est que nous ne profitons pas pleinement de ce moment de repos désiré, toute notre énergie étant mobilisée pour combattre le mal.

 

Il est possible qu'il y ait derrière ce processus inconscient, une croyance à l'effet que si nous arrêtons de travailler quand nous en avons besoin et sans être malade, c'est que nous sommes paresseux.

 

FUIR UN PROBLÈME OU UNE SITUATION DIFFICILE

 

Un problème pour lequel on n'envisage aucune solution immédiate, amène ce qu'on peut appeler un conflit qui lui, est vécu comme un sur-stress par le cerveau. L'impuissance ressentie face à ce conflit provoque une surchauffe du cerveau qui pour se protéger de l'explosion et nous maintenir en vie, va distribuer cette surcharge dans le corps physique. À ce moment, et de façon personnalisée, tant la zone cible dans le corps, que la gravité de l'atteinte, sera fonction de l'importance du conflit et de notre déterminisme énergétique.

 

Nous nous offrons ainsi un temps d'arrêt qui permet de remettre à plus tard les décisions que nous allons, de toute façon, devoir prendre un jour. Nous gagnons effectivement du temps mais malheureusement, en le payant d'un certain prix.

 

RECEVOIR DE L'ATTENTION

 

En situation de vulnérabilité causée par le mal-a-dit, nous pouvons peut-être nous permettre de demander l'aide ou l'affection que nous n'aurions jamais osé demander autrement. La croyance pouvant être que c'est une faiblesse de ne pas être capable de se débrouiller seul dans la vie. Nous pouvons aussi vérifier de cette façon si nous comptons pour certaines personnes.

 

Prenons le cas de Valérie, une jeune femme de 25 ans en couple depuis 1 an et dont la relation avec le conjoint est difficile. Elle se demande toujours si elle est importante pour lui car il n'est pas très affectueux ni très démonstratif. En clair, il ne lui donne pas beaucoup d'attention.

 

De plus, elle vit une grande insatisfaction concernant son travail qui l'oblige à faire une soixantaine de km par jour et quelques fois, pour ne travailler que quelques heures. Elle se trouve donc en conflit par rapport à un travail exigeant et insatisfaisant doublé d'un doute profond à propos de son conjoint.

 

La solution se présente pour elle sous forme d'un grave accident de voiture qui la cloue au lit, dans le plâtre, pour plusieurs semaines. De un, elle ne peut plus travailler donc elle règle ce 1er conflit et de deux, elle se donne l'occasion de vérifier si son conjoint va finalement prendre soin d'elle, ce qu'il ne fait pas plus qu'avant l'accident ! Force lui est de constater qu'elle n'a plus rien à attendre de lui et fini donc par se séparer.

 

Je peux citer aussi le cas dramatique de cette cliente, qui me consultait pour un parkinson rigide et qui prenait du mieux à chaque consultation. À la septième rencontre, elle me remercie chaleureusement de mes bons soins mais m'annonce qu'elle va cesser de venir me voir. Elle a décidé de garder son problème (même si c'est une maladie dégénérative) car depuis qu'elle est malade, son mari a complètement changé d'attitude. Il est maintenant très présent, attentionné et aux petits soins avec elle.

 

Malgré sa souffrance physique, elle devient la princesse chouchoutée qu'elle a toujours rêvé d'être…

 

GAGNER DE L'ARGENT SANS TRAVAILLER

 

Je me souviens de cet électricien venu me consulter pour des douleurs au cou, me demandant de le soulager… mais pas totalement car il était sur la CSST ! C'est-à-dire qu'il était en arrêt de travail, payé par l'assurance et qu'il voulait prolonger ses vacances le plus longtemps possible… mais sans trop avoir mal.

 

AVOIR DU POUVOIR, CONTRÔLER ET MANIPULER L'ENVIRONNEMENT

 

Certaines personnes qui accumulent frustrations sur frustrations dans leur vie peuvent aussi choisir le mal-a-dit pour se défouler sur les autres. En effet, le mal-a-dit peut leur donner un certain pouvoir sur l'environnement et de cette façon, leur donner l'impression de finalement contrôler leur propre vie en contrôlant celle des autres. Elles peuvent maintenant exiger certaines choses qu'elles ne se permettaient même pas de demander avant, attirer la sympathie ou la pitié avec leurs plaintes, etc.

 

Évidemment, cette attitude est tout ce qu'il y a de plus déresponsabilisant mais malheureusement, certaines personnes vont quand même adopter cette stratégie.

 

NE PAS AVOIR BESOIN DE SATISFAIRE NOS PROPRES ATTENTES OU CELLES DES AUTRES

 

Nous pourrions donner l'exemple de quelqu'un qui s'oblige à performer pour atteindre un but auquel, dans son for intérieur, il ne tient pas réellement mais qui lui a été imposé par ses professeurs, ses parents, sa conjointe, le regard des autres, etc. Plus il se rapproche de ce but, plus il sent qu'il perd sa vie à la gagner ! L'échappatoire, qui sauve la mise et l'honneur, peut se traduire par un gros mal-a-dit ou un accident handicapant.

 

Heureusement il y a des bénéfices secondaires plus positifs qui comportent des gains réels.

 

PERMETTRE DE CHANGER DE COMPORTEMENT 

 

Lorsque nous sommes conscients que les malaises et mal-a-dit sont là pour nous faire comprendre que quelque chose cloche dans notre stratégie de vie, nous pouvons comprendre le message et saisir cette opportunité pour effectuer les changements qui s'imposent.

 

CRÉER UN ESPACE QUI BOUSCULE NOTRE ANCIENNE FAÇON DE FAIRE ET D'ÊTRE POUR NOUS OUVRIR À AUTRE CHOSE

 

Il n'est pas toujours nécessaire d'avoir décodé la cause d'un mal-a-dit important pour effectuer un changement majeur. Le déséquilibre qu'il crée dans notre vie peut quelques fois, à lui seul, être suffisant pour provoquer les prises de conscience menant à une vie plus riche et satisfaisante.

 

PERMETTRE DE SOULAGER LA PRESSION DU SUR-STRESS AU CERVEAU POUR NOUS DONNER DU TEMPS

 

Du temps pour comprendre des choses et peut-être changer, voir se transformer, installer des nouvelles stratégies, trouver des solutions…

Peut-être du temps pour procréer et assurer la survie de l'espèce…

Du temps pour aider le clan, transmettre nos connaissances…

 

OFFRIR UNE OPORTUNITÉ DE CROISSANCE

 

Le mal-a-dit peut nous lancer sur la piste de la responsabilisation pour atteindre un plus grand développement émotionnel, une plus grande maturité affective, un épanouissement personnel. Il peut être le déclencheur d'une toute nouvelle vie qui nous appartienne en propre, une remise au monde qui nous libère du carcan de notre histoire personnelle.

 

En guise de conclusion à ce chapitre, vous conviendrez avec moi que nous ne sommes pas obligé d'attendre ce genre de messages pour ajuster nos vies. Mais s'ils devaient se présenter, essayons de les voir comme une opportunité plutôt qu'une calamité. Et, malgré les efforts inhérents à l'entraînement quotidien pour développer sa vigilance et sa responsabilisation, le résultat en vaut certainement…la joie !

 

P.S. Et les accidents dans tout ça ? Hé bien étant donné que nous créons notre vie dans tous ses aspects, nous pouvons aussi inconsciemment, nous servir de l'environnement pour faire passer le message. Cf. l'exemple de Valérie sous recevoir de l'attention.

 

Souvenez-vous que le hasard n'existe pas !

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De l'énergie à la matière ou la création d'un être humain

 

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Dans le processus de création d'un être humain, le point de départ est l'énergie universelle c'est-à-dire la matière première qui vient de l'univers. Cette énergie impalpable s'organise et crée un mouvement qui va configurer les sept principaux chakras.

 

Des cinq premiers chakras vont émerger les cinq éléments, la Terre, L'eau, le Feu, l'Air, et l'Éther. Ces cinq éléments vont donner naissance au système nerveux et celui-ci va engendrer le corps physique à partir des quatre feuillets embryonnaires.

 

Comme nous le verrons en détail plus loin, chacun de ces éléments est un monde en soi ! Ils sont associés à des organes spécifiques, ils ont leurs propres émotions, mouvements, correspondances dans le corps, chacun a son propre réseau de circulation, etc.

 

À titre d'exemple très pragmatique, nous pourrions comparer une ampoule électrique à l'être humain, chacun des deux étant la résultante d'un processus énergétique. L'énergie universelle pourrait être comparée au réservoir d'eau accumulée suite à la construction d'un barrage hydro-électrique. Cette eau, cette énergie potentielle, est canalisée dans des turbines et la pression occasionnée engendre un mouvement rotatif de celles-ci utilisant l'énergie brute de l'eau et la transformant en une autre forme d'énergie, l'électricité.

 

Cette électricité, pour se manifester, doit emprunter un réseau de fils électriques menant à un transformateur qui ajuste la tension pour permettre l'utilisation de cette énergie et finalement donner vie à la lumière visible à travers la matière dense et palpable d'une ampoule électrique.

 

Le réservoir d'eau, matière visible, contient un potentiel d'énergie invisible à l'œil nu. Il en est de même pour l'univers dont on peut observer des composantes tout à fait tangibles, planètes et autres galaxies, et qui contient une quantité infinie d'énergie invisible.

 

L'eau actionne des turbines et l'énergie universelle crée des chakras. Le mot chakra étant un terme sanskrit, langue sacrée des Indes, qui veut simplement dire roue. Donc les chakras, comme les turbines, tournent et transforment l'énergie brute en une énergie utilisable. Les cinq éléments qui possèdent leurs réseaux spécifiques (méridiens) dans le corps humain peuvent être comparés aux fils électriques qui transportent cette nouvelle énergie utilisable vers nos maisons. Le transformateur est notre système nerveux, responsable de rendre l'énergie parfaitement adaptée à ce qu'on veut en faire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce parallèle, la résultante physique, matérielle, est d'un côté le corps humain et de l'autre, la lumière transmise à partir d'une ampoule électrique. Nous pourrions pousser plus loin la réflexion en comparant le corps à une ville. Si dans la ville, une rue se voit privée d'électricité, le reste de la ville continue de fonctionner normalement mais dans cette rue, les habitants vivent de l'inconfort, manquent de lumière, de chauffage, il est impossible de cuisiner, de prendre un bain chaud, etc. Si cela se prolonge, nous pouvons perdre des aliments parce que le réfrigérateur et le congélateur se réchauffent.

 

Allons-nous dans ce cas, essayer de changer des ampoules qui ne remplissent plus leur fonction, essayer de réparer le moteur du réfrigérateur, changer un élément du poêle ? Bien sûr que non ! Réalisant que toute la rue manque d'électricité, nous allons avertir la compagnie d'électricité qui va envoyer des techniciens réparer le transformateur responsable du problème.

 

Alors, quand vous êtes malade, trouvez-vous logique de tenter de réparer ou d'enlever l'organe touché (changer le moteur du frigo) sans d'abord essayer de remonter à la source potentielle du problème?

En résumé, comme nous l'avons vu, tout commence dans l'invisible avant de se manifester dans le visible, donc la cause réelle du problème ne peut pas se situer dans le corps physique. Le problème que l'on constate et subit, n'est que la résultante de ce qui se passe à un niveau plus subtil.

 

Les ex-motions, les conflits, les stress seront les premiers responsables des dommages et tant que la psyché ne sera pas harmonisée avec le mouvement de vie, traiter l'organe ou l'enlever, ne fera que retarder la véritable guérison. Il est facile de comprendre que si nos pensées ne sont pas en accord avec nos actions, le résultat ne sera sûrement pas des plus harmonieux.

 

Prenons un exemple: vous êtes fatigué, au bout du rouleau et vous auriez vraiment besoin de vous reposer et de récupérer car l'épuisement vous guette. Pour toutes sortes de bonnes raisons, vous ne pouvez vous permettre d'arrêter de travailler même si vous le désirez au plus haut point. Ce n'est même plus un désir, c'est un besoin vital. Alors, pour ne pas exploser, le cerveau va vous sauver la vie en solutionnant temporairement votre conflit (arrêter de travailler) même si pour ce faire, le corps doit en absorber le coup. Dépendamment de la charge du conflit, le mal a dit peut se traduire en une bonne grippe, une jambe cassée ou un cancer. Dans tout les cas, si vous ne mourez pas tout de suite, c'est que la Vie vous donne du temps pour trouver une solution viable à votre problème.

 

Ce n'est pas évident de faire le lien entre disons, une fracture de la jambe et le besoin d'arrêter de travailler et c'est ici que ça devient utile d'apprendre le langage du mal a dit pour comprendre, ajuster, agir en conformité avec nos pensées et ainsi s'auto guérir. C'est en analysant d'une part le genre de problème que vous vous êtes créé et d'autre part en comprenant la fonction physiologique, énergétique ou symbolique de la partie du corps qui souffre, que vous avez de bonnes chances de découvrir la cause réelle du problème.

 

L'idéal est toutefois d'être à l'écoute de notre petite voix intérieure, de lui faire confiance et d'accorder le faire avec l'être. Ainsi nous aurons moins besoin de notre ami le mal-a-dit pour nous garder dans le droit chemin de nos vies.

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Descente de l'énergie0002.jpg

Introduction aux cinq éléments

 

L'Éther, l'Air, le Feu, l'Eau et la Terre sont les cinq éléments qui nous constituent et chacun de ces éléments est un monde en soi.

 

Chacun de ces éléments possède des émotions propres, un sens associé, des zones et des organes précis dans le corps, une couleur, des aliments, une saveur, une glande, des attitudes, des qualités, des fonctions, des solides, des liquides, etc.

 

Les cinq éléments sont interreliés et en ce sens, ils ne s'expriment jamais seuls. De plus, chacun d'eux est responsable ou gouverne un domaine en particulier dans l'être humain.

 

Par exemple, l'Éther gouverne toutes les émotions mais chaque élément possède son émotion spécifique, c'est donc dire que quand nous vivons une émotion, nous pouvons la relier à un élément en particulier, mais que l'Éther sera aussi toujours présent.

 

Prenons un autre exemple avec l'Air qui gouverne les mouvements. Le mouvement spécifique du Feu est le tremblement, donc nous dirons qu'une personne qui tremble exprime deux éléments, le Feu d'abord parce que le tremblement est le mouvement spécifique du Feu et l'Air parce que le tremblement est un mouvement et c'est l'Air qui est responsable du mouvement.

 

Est-ce que nous parlons ici de déséquilibre ou d'équilibre ? Hé bien, cela dépend de la sorte de tremblement: le rire qui provoque un tremblement interne par secousses répétées est un bon mouvement Feu et il est facile de comprendre que le tremblement provoqué par la maladie de Parkinson est un déséquilibre.

 

Les cinq éléments sont toujours en interaction les uns avec les autres, se nourrissant mutuellement quand ils sont en harmonie et pouvant aussi se nuire quand l'un ou l'autre est débalancé.

 

L'Air qui permet au Feu d'exister, qui oxygène l'Eau et aère la Terre peut aussi s'il est déséquilibré, éteindre le feu, provoquer des raz-de-marée, assécher la terre et disperser sa poussière.

 

Quand un élément est débalancé, il faut remonter à la source du déséquilibre qui se trouve la plupart du temps dans l'ex-motion de cet élément, c'est-à-dire dans l'énergie de cet élément dont le mouvement s'est ralenti ou arrêté.

 

Revenons avec l'exemple de l'élément Air. Son émotion positive est la satisfaction et si nous sommes satisfaits de qui nous sommes et de ce que nous faisons et vivons, il n'y a aucun problème.

 

Par contre, l'autre pôle, l'envers de la médaille ou l'aspect négatif de cette énergie est l'insatisfaction avec ses composantes le désir et l'envie qui peuvent  affecter notre qualité de vie si nous laissons ces émotions ou ces sentiments nous envahir.

 

Si nous vivons constamment dans la polarité négative de l'élément de l'air, nous risquons de développer des problèmes dans les zones du corps ou les organes associés à cet élément soient les bras, les poumons et les bronches, les reins, les chevilles, la peau, la circulation sanguine et lymphatique, le système immunitaire, le système nerveux, etc., etc.

 

La zone cible du malaise sera aussi fonction de nos éléments dominants et nous aborderons cet aspect dans un chapitre ultérieur.


Les trajets des réseaux énergétiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

L'image ci-dessus nous fait voir les "méridiens" et le trajet qu'empruntent les cinq types d'énergie qui nous constituent.
 

Nous pouvons observer que ces trajets sont rectilignes, donc très faciles à identifier dans n'importe quelle partie du corps. En fait, il suffit de diviser chaque partie du corps en cinq pour les suivre facilement. C'est en contactant différents points deux à deux sur une même bande, le terme donné aux méridiens en Polarité, que le thérapeute peut lors d'une session, aider l'énergie bloquée à circuler.

 

Le côté gauche est le pôle négatif, yin, féminin, réceptif et le côté droit le pôle positif, yang, masculin, émissif. Notez bien que ceci est valable chez un droitier et doit généralement être inversé chez un gaucher. De même, le devant du corps est négatif et le derrière, positif.

 

Chacune des cinq bandes, donc chacun des éléments, passent par les doigts et les orteils et la tête et les bandes vont du centre du corps (Éther) vers les côtés (Terre).

 

Le pouce et le gros orteil sont associés à l'élément Éther qui circule au centre du corps. L'index et le deuxième orteil nous parlent de l'Air, le majeur et le troisième orteil appartiennent au Feu, l'annulaire et le quatrième orteil représentent l'Eau et l'auriculaire et le petit orteil sont le doigt et l'orteil de la Terre sur la bande la plus éloignée du centre du corps, donc la plus près des côtés.

 

Pour clarifier la chose, si par exemple, je voulais harmoniser l'élément feu, beaucoup de mes contacts pourraient être situés sur une ligne centrale sur les membres et au centre de la partie gauche ou droite du tronc et de la tête.

 

Les problèmes de santé quels qu'ils soient, sont toujours reliés à un élément en particulier et à son réseau qui circule dans tout le corps. Ce réseau, ce méridien, cette bande est comme un fil électrique distributeur d'énergie et si le fil est ébréché ou rompu, il va de soi que des malaises vont révéler un manque d'énergie dans une zone donnée, localement ou dans tout un système par exemple le système digestif ou respiratoire.

 

Comme des câbles survolteurs, le thérapeute en polarité va brancher avec ses mains pu ses doigts, deux pôles différents sur une même bande pour tenter de reconnecter les fils brisés et ainsi favoriser une circulation optimale d'énergie.

 

J'emploie le terme tenter en toute conscience car il appartient à la personne elle-même de décider d'arrêter de résister au mouvement (ex/motion) pour laisser le flot circuler et remettre l'énergie en mouvement (é/motion).

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L'Éther

 

De tous les éléments qui nous constituent, l'Éther est le plus subtil et le plus volatile. C'est l'élément de transition entre le corps physique, matériel et les corps énergétiques invisibles qui sont eux, en contact avec la Source, l'énergie universelle.

 

Dans son essence, l'Éther est l'Idée, le Verbe, le grand Tout, le Vide, l'Espace, l'Amour universel, la Paix, l'Harmonie, l'Équilibre, l'Immobilité, le Bonheur, l'Instant Présent.

 

C'est un état d'être auquel nous goûtons rarement et de façon habituellement très ponctuelle car l'équilibre fragile de l'Éther est tributaire du bon fonctionnement de chacun des autres éléments. Que l'Air, le Feu, l'Eau ou la Terre soit déséquilibré et s'en est fait de la joie profonde que l'élément Éther peut nous apporter.

 

Ce sentiment de joie profonde apparaît quand nous nous sentons connecté à la Source, supporté par l'Univers, plus vivants que jamais. À l'opposé, dans la polarité dite négative de ce sentiment, une peine profonde peut nous envahir. C'est la peine rarement identifiée, de se sentir séparé de la Source, abandonné de Dieu. Nous pouvons alors nous sentir seuls au monde, seuls avec notre souffrance qui à ce moment, prend toute la place.

 

Certaines activités peuvent faire en sorte d'harmoniser pour un court laps de temps, tous nos éléments et nous permettre de goûter à cette joie d'être en contact avec l'Univers. La méditation, un effort intense, une relaxation profonde, un défi qui mobilise toutes nos ressources, pour n'en nommer que quelques-unes. Qui n'a pas goûté à la paix, à la tranquillité intérieure, après avoir gravi avec efforts une montagne, assis sur un rocher, contemplant le monde à ses pieds, plus près du ciel que de la terre ?

 

L'alcool et les drogues (les paradis artificiels) peuvent aussi nous connecter à cette énergie pour un très court laps de temps ce qui explique le petit verre en fin de journée qui nous relaxe. Cependant le prix à payer peut être énorme et il vaut mieux et de loin, s'impliquer dans sa vie et travailler sur le déséquilibre de l'un ou l'autre élément qui nous empêche de goûter à la joie de l'éther.

 

L'Éther est l'énergie qui contient toutes les autres et qui est responsable de toutes les émotions et sentiments spécifiques à chacun des éléments. 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                            

 

 

 

La glande thyroïde qui régule entre autre le métabolisme et l'humeur est la glande de l'Éther. Elle est d'ailleurs appelée la glande des émotions et de plus, la gorge est la zone du chakra de l'Éther. C'est la zone d'expression, la zone du Verbe et il est dit dans la bible que le Verbe a créé le monde. L'estime de soi est la manifestation intérieure de cet élément et à partir de cette reconnaissance de soi, nous pouvons nous dire et créer notre vie. C'est le JE SUIS !

 

L'espace est son expression et tout déplacement dans l'espace, autant physique que mental, est son mouvement. Dans le corps, les zones d'espace sont les articulations. En effet, c'est l'espace entre deux os qui permet le mouvement, le déplacement et l'adaptation du corps à la gravité dans différentes positions.

 

Les genoux, les coudes, les épaules, les chevilles nous viennent facilement à l'esprit quand nous pensons aux articulations mais il en est d'autres auxquelles nous pensons moins comme l'articulation de la mâchoire, l'articulation sacro-iliaque (jonction entre les os du bassin, les iliaques et le sacrum) et surtout la colonne vertébrale qui est une suite d'articulations entre chacune de ses vertèbres mobiles.

 

Quand on connaît l'élément impliqué, ce n'est pas une surprise de constater que beaucoup de gens souffrent dans l'une ou l'autre de ces parties du corps.

 

À chaque élément est associé un des cinq sens et l'ouïe est le sens de l'Éther. C'est la capacité d'entendre les sons provenant de l'extérieur mais c'est aussi l'écoute de notre petite voix intérieure, la voix de la sagesse.


En résumé, l'Éther…

• Est l'instant présent. JE SUIS !

• Le mot clé est présence.

• Contient tous les éléments et est la résultante de leur bon équilibre.

• Est responsable de toutes les émotions et les siennes propres sont la joie véritable et la peine profonde.

• Son mouvement est le déplacement dans l'espace.

• Ses zones dans le corps sont les articulations et la gorge.

• Sa glande est la thyroïde.

• Sa couleur associée est le bleu.

• Son sens est l'ouïe.

• Le pouce et le gros orteil sont ses terminaisons dans les mains et les pieds.

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L'Air

 

Élément impalpable, quoique déjà plus dense que l’Éther, l’Air symbolise notre échange avec l’environnement, c’est la relation et l’adaptation à celui-ci. C’est aussi la relation avec nous-mêmes, notre identité, notre intégrité.

 

L’air que nous respirons et les sensations captées par la peau sont nos premiers échanges avec l’environnement. Les poumons et la peau que l'on qualifie d’ailleurs de troisième poumon, sont des organes de l’élément Air et un problème affectant ceux-ci nous parle d’abord de relation avec l’environnement. Est-ce que je reconnais mon espace vital, est-ce que je le fais respecter, est-ce que je permets à l’environnement de pomper mon air, sont quelques-unes des questions que nous devons nous poser s’il survient un problème respiratoire ou cutané.

 

L’Air gouverne le mouvement en général et nous verrons que chacun des éléments possède un mouvement spécifique. L’Air est le moteur essentiel aux autres éléments actifs le Feu, l’Eau et la Terre. Sans Air, il n’y a pas de Feu, l’Eau stagne et la terre se compacte. Par ailleurs, nous savons bien que la viabilité d’un prématuré est tributaire du développement de ses poumons.

 

L’Air comme élément, est pratiquement mature dès notre première respiration contrairement aux autres éléments qui vont prendre plus de temps à s’installer chez la personne. Nous avons vu que le mouvement de l’élément Éther est le déplacement dans l’espace, celui de l’Air est plutôt un attribut qu’une action, c’est la vitesse.

 

L’Air est un élément qui réagit rapidement et pour illustrer ceci, prenons l’exemple d’une personne qui traverse une rue quand tout à coup, une voiture freine brusquement devant elle, évitant de justesse de la renverser. La première réaction en est une de surprise et de peur qui bloque la respiration dans la phase d'inspiration. L’Air est ainsi déséquilibré car il ne circule plus. Par contre, la personne peut le rééquilibrer instantanément en expirant avec un OUF de soulagement convaincue qu’elle l’a échappé belle.

 

Elle peut aussi se mettre à respirer rapidement et de façon saccadée, ce qui va activer son élément Feu en exprimant sa colère contre l’automobiliste distrait qu’elle va invectiver vertement et peut-être même vouloir frapper.

 

Son troisième choix pourra être de rester bloquée à l'inspiration cristallisant ainsi dans son corps la peur qu’elle vient de vivre et cette peur va probablement se manifester à chaque fois qu’elle aura à traverser une rue achalandée.

 

L’activité mentale, la pensée, la réflexion sont du domaine de l’élément Air et une personne influencée par cet élément, va généralement penser avant d’agir. Elle peut cependant aussi rester prisonnière de ses pensées, tourner en rond et ne jamais passer à l’action. Une personne Air est un être rationnel qui peut mentaliser ses émotions et ainsi se couper du mouvement de vie.

 

L’Air concerne également tous les échanges gazeux dans le corps car il est nécessaire à la vie de chaque cellule. On le retrouve principalement dans le processus de transport de l’oxygène mais aussi dans celui d’élimination des déchets avec la lymphe.

 

Les principaux organes, zones ou systèmes associés à l’Air sont le système nerveux en général et les nerfs en particulier, les épaules, les bras et les poumons (Gémeaux), les reins (Balance), les chevilles (Verseau), la peau, et le cœur. Il est aussi présent dans la circulation sanguine et lymphatique et joue un rôle important dans le bon fonctionnement du système immunitaire à travers sa glande associée, le thymus.

 

Généré par le chakra du cœur, l’élément Air se réfère au non désir, à la compassion et à l’ouverture du cœur. Son é/motion-sentiment est la satisfaction, le contentement de vivre en harmonie avec soi et les autres. À l’inverse, l’insatisfaction, le désir et l’envie peuvent bouleverser l’équilibre de l’individu dans son rapport à lui-même et à l’environnement. Il peut ne jamais être satisfait de qui il est, de ce qu’il vit, de ce qu’il possède ou pas. Il peut considérer que les autres ont la vie plus facile, qu’ils sont plus chanceux, etc. C’est le syndrome de l’herbe toujours plus verte dans la cour du voisin.

 

Il peut aussi se sentir menacé de quelque façon que ce soit par l’environnement et ainsi, vivre dans une inquiétude constante qui à la longue, va épuiser le système nerveux. Cette menace relationnelle peut se traduire par des tensions aux épaules (Gémeaux) qui se referment sur le thorax affectant la respiration. Aussi par des problèmes pulmonaires (Gémeaux) qui parlent de peur d’étouffer dans une situation de vie ou dans une relation difficile.

 

La toux est une manifestation bénigne d’irritation dans la relation avec l’environnement. Le péristaltisme, le mouvement intestinal, peut ralentir ou même arrêter. Des calculs rénaux (Balance) peuvent se former quand la personne vit de la pression pendant trop longtemps.

 

Dans le cas de perte total de son espace, de son territoire, la personne peut même faire un infarctus car le cœur, notre centre, fait partie de l’élément Air. Une personne qui marche toujours sur des œufs dans la vie pourra se fouler ou briser les chevilles (Verseau). La difficulté d’affirmer son identité, la peur du rejet, la séparation de l’autre peuvent se traduire par des problèmes de peau.

 

Il est évident que la respiration est la clé de la vie et c’est la base de toutes les techniques de relaxation qui visent à agir sur le système nerveux afin d’apporter un plus grand calme, une paix intérieure. Nous pouvons donc avoir une action positive sur cet élément simplement en portant notre attention sur notre respiration, en veillant à ce quelle soit le plus ample, lente et profonde possible.

 

Le sens associé à l’Air est le toucher ce qui nous fait comprendre que la peau puisse facilement être affectée par un déséquilibre de cet élément. Le toucher amène la personne Air à privilégier les activités nécessitant une motricité fine comme l'ordinateur, le dessin technique, le massage etc.

 

En résumé, l’Air...

 

• Est la relation avec l’environnement. JE VEUX !

 

• Le mot clé est adaptation.

 

• Est responsable de tous les mouvements dans le corps et son mouvement propre est la vitesse.

 

• Son émotion ou sentiment est la satisfaction qui en déséquilibre, devient l'insatisfaction, le désir et l'envie.

 

• Ses zones, systèmes et organes sont: les épaules, les bras, les poumons, les chevilles, le coeur, les reins, la peau et les 

  systèmes circulatoire, lymphatique et nerveux.

 

• Sa glande est le thymus.

 

• La couleur de son centre d’énergie ou chakra est le vert.

 

• Son sens associé est le toucher.

 

• L'index et le deuxième orteil sont ses terminaisons.

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Le Feu

Nous pourrions résumer l’élément Feu par cette simple phrase : S’affirmer c’est s’aimer ! 

 

En effet, l’affirmation de soi est la pierre de touche de l’élément Feu et si cette affirmation est brimée pour quelque raison que ce soit, c’est la porte ouverte à une foule de maladies dont entre autres, toutes les maladies inflammatoires.

 

Le Feu symbolise l'action, la création, l'énergie vitale et ses expressions sont la passion, l'enthousiasme, et la mémoire. Son mouvement est centrifuge, c'est-à-dire porté vers l'extérieur. C'est le principe masculin qui s'exprime dans le faire et en ce sens, quelqu'un ayant une dominante Feu peut être très prompt et même agir sans réfléchir. Il peut aussi s'enflammer rapidement, réagir.

 

L'élément Feu est mature et fonctionnel chez l'être humain autour de sa deuxième année, à l'âge du NON. À cet âge, l'enfant n'a pas beaucoup de vocabulaire pour se définir et sa conscience des choses en est à ses premiers balbutiements. Il a cependant un besoin viscéral d'affirmer son existence, ce qu'il fait avec plus ou moins de succès en utilisant le NON à répétition.

 

De cette façon, il fait réagir l'environnement (entre autre, les parents) et cette réaction est la preuve en soi de son existence. C'est à ce moment que les problèmes commencent…! Trop souvent, les parents même les mieux intentionnés, sont déstabilisés par cette attitude de l'enfant. Ils finissent par le prendre personnel et la répression semble être la seule réponse satisfaisante à leur portée.

 

Si les parents savaient que ce moment de vie est une étape cruciale pour l'enfant, un temps de maturation d'une énergie tellement puissante et importante, peut-être vivraient-ils ce passage avec plus de compréhension, de tolérance et de détachement. Peut-être seraient-ils aussi plus à l'écoute de cette maturation énergétique en développant un encadrement plus empathique et moins répressif.

 

Nous devons comprendre que si nous brimons l'affirmation de l'enfant à ce moment si important pour lui, il enregistre que cette énergie, cette é/motion en mouvement, n'a pas le droit de s'exprimer car elle est trop dérangeante pour l'environnement. Il n'a pas droit à l'espace vital et intime, de l'affirmation de son être.

 

En fait, toute notre société est basée sur cette dénégation à l'autonomie individuelle. Il faut faire comme tout le monde, comme le groupe, à la maison s'il y a des frères et sœurs, à l'école, au travail et dans la vie en général. Ce carcan imposé, engendre des personnes qui ont tendance à abdiquer leur pouvoir personnel et à inhiber leur action. Inhiber l'action, empêcher le Feu de s'ex/primer (hors de la pression), c'est favoriser l'impression, c'est-à-dire garder la pression à l'intérieur.

 

Il faut dire que la colère, une expression incontrôlée du Feu, est l'é/motion la moins acceptable dans notre société. Alors, n'ayant jamais appris comment gérer cette énergie et n'ayant jamais eu la permission de l'exprimer, la personne doit trouver des moyens de contenir cette pression qui augmente de jour en jour, d'années en années. L'effet le plus pervers de cette situation est que nous finissons par nous juger nous-mêmes quand cette énergie se présente. Nous la retournons alors contre nous sous forme de culpabilité et/ou de processus inflammatoire dans le corps.

 

Nous savons que l'énergie est toujours en mouvement et ne peut être immobilisée. Donc si elle ne peut pas circuler vers l'extérieur, elle se trouve confinée à l'intérieur et allume des foyers d'incendie pour demeurer active. Un très fort pourcentage des malaises et maladies sont liés à ce phénomène et la plupart des lits d'hôpitaux sont occupés par des malades du Feu. Les problèmes reliés au Feu peuvent être très diversifiés: maux de tête, problèmes aux yeux, dents et gencives, dérèglement de la température interne, acidité et ulcères d'estomac, problèmes de foie, diabète, tendinite, arthrite (en fait tous les ites), Parkinson et Alzheimer pour n'en nommer que quelques-uns.

 

Le mouvement positif du Feu est le pardon et le lâcher prise. Le nombre incalculable de livres écrits sur le pardon et le lâcher prise nous fait réaliser qu'il n'y a pas de recettes miracles pour y parvenir et qu'en fait, ce sont peut-être les attitudes les plus difficiles à acquérir.

 

Son ex/motion est le large éventail entre la moindre petite frustration et la rage la plus dévastatrice. Le plus dangereux dans cette énergie contenue, n'est pas la colère comme nous pourrions le penser mais bien les toutes petites frustrations dont nous ne nous occupons pas, justement parce qu'elles sont petites. Nous justifions cette inaction en disant que ce n'est pas grave, que ça ne vaut pas la peine, que nous ne voulons pas faire de vagues pour si peu.

 

Le danger réel de cette attitude est que ces petites frustrations que nous glissons dans notre sac à dos, vont s'accumuler jusqu'à devenir une colère que nous allons malheureusement déverser sur la personne qui a malencontreusement allumé la mèche de ce baril de poudre qui ne lui appartient pas. Cette colère, en libérant une certaine quantité d'énergie accumulée, pourra sembler nous avoir fait un bien relatif mais ce n'est que partie remise car les frustrations à l'origine de ce débordement émotionnel seront toujours présentes.

 

Après avoir lu ce qui précède, vous commencez sûrement à comprendre que cette énergie très puissante est l'une des plus difficiles à gérer positivement. Pourtant, la solution est simple: il suffit de s'occuper de la moindre petite frustration en affirmant notre ressenti au moment où la situation se vit. Ces notions seront développées plus à fond dans un chapitre ultérieur mais en attendant, voici quelques façons de s'aider en faisant mécaniquement circuler le Feu: marcher, courir, nager, faire du vélo ou toute activité qui fait bouger les cuisses (zone du Sagittaire, signe de Feu) et rire car le tremblement interne qu'il produit est le mouvement spécifique du Feu.

 

Le Feu concerne tous les organes de la digestion, c'est le laboratoire de transformation des aliments. Nous l'utilisons pour rendre assimilable des aliments qui seraient indigestes dans leur état naturel. De même, certaines situations de vie demandent un lâcher prise pour devenir acceptable, assimilable.

 

La faim est la sensation qui lui est associé et vous connaissez sûrement quelqu'un, sinon vous-même, qui peut devenir quelque peu irritable lorsque la faim se fait sentir depuis trop longtemps. Foie, vésicule biliaire, estomac, intestin grêle, pancréas sont tous des organes sujets à exprimer un débalancement Feu.

 

Les yeux sont aussi une zone de Feu très importante car le sens associé à cet élément est la vue. De plus, les yeux se trouvent dans la zone du Bélier (signe de Feu) et sont en relation avec le foie. On dit Les yeux sont la porte du foie (ils sont aussi le miroir de l'âme" mais ceci est une autre histoire)! Il est facile de comprendre ce lien quand ils virent au jaune lors d'une hépatite. Le jaune étant par ailleurs, la couleur de l'élément Feu.

 

De plus, les yeux reflètent la vitalité de la personne, nous donnant des informations sur son énergie vitale. Si le Feu est faible ou déséquilibré, les yeux apparaîtront ternes et sans vie contrairement à la personne qui pète le feu dont les yeux seront éclatants, pétillants, dégageant chaleur humaine, enthousiasme et passion.

 

Le Feu contrôle la température corporelle et veille à l'équilibre des diverses fonctions organiques. La faim, la soif, le sommeil, l'élimination et la procréation sont sous sa gouverne.


En résumé, le Feu…

• Est l'affirmation de soi. JE CRÉE !

• Son mot clé est action.

• Le tremblement est son mouvement.

• Pardon, lâcher prise, frustrations et colère représente son univers émotionnel.

• Ses zones principales dans le corps sont la tête, les yeux, les cuisses, le foie, la vésicule biliaire, l
'estomac, l'intestin grêle,

  le pancréas et les parois des vaisseaux sanguins.

• Le pancréas est sa glande endocrine.

* Sa couleur est le jaune.

 

• Son sens est la vue.

• Le majeur et le troisième orteil lui sont associés.

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L'Eau

Nous abordons maintenant une énergie plus dense, enracinante, une énergie féminine, centripète, c'est-à-dire tournée vers l'intérieur. C'est le lieu de notre intuition, notre réceptivité, notre créativité et de tout l'aspect féminin des choses. C'est le monde de l'irrationnel et de l'inconscient.

 

Tandis que l'Air nous mettait en relation avec l'environnement, l'Eau exprime les relations les plus profondes: la relation existentielle (Qui suis-je ?, D'où viens-je ?, Où vais-je ?, etc.,) et la relation parentale. Cette dernière étant la relation la plus profonde, intime et impliquante qui soit, considérant la symbiose durant la grossesse et la petite enfance, l'éducation et le fait que génétiquement, nous portons nos parents en nous.

 

Si l'Éther gouverne les é/motions en général, l'Eau est leur zone d'expression privilégiée car les é/motions se manifestent souvent sous forme liquide. Nous pleurons de peine, de joie et même de rage, nous rions aux larmes et une grande frayeur peut se manifester sous forme de diarrhée.

 

L'é/motion propre de l'Eau est le détachement et son ex/motion, l'attachement. Attachement qui devient souvent la cause réelle de toutes les autres ex/motions. Si nous sommes trop attachés, à quelqu'un, à quelque chose, à des idées, à une conception de la vie, etc., nous risquons de vivre de la peine, de l'insatisfaction, des frustrations, de la colère, de l'insécurité et même de la peur.

 

À l'inverse, dans la polarité positive des choses, un sain détachement et une attitude plus Zen nous amènera à vivre plus de joie, de satisfaction, de lâcher prise et de courage.

 

Donc, une personne détachée est forcément plus adaptable, son esprit est plus souple et elle se libère plus facilement du passé et de ses vieilles croyances pour accueillir des idées nouvelles. Cette personne est plus en contact avec ses sentiments et ses émotions sans pour autant se laisser dominer par eux.

 

Il est aussi plus facile d'aimer dans le détachement n'ayant plus peur de blesser ou de perdre l'autre en disant non, en se respectant, donc en s'aimant. Charité bien ordonnée commence par soi-même et l'amour de soi est la condition indispensable pour pouvoir manifester réellement son amour à l'environnement.

 

Comme une rivière qui ne se laisse arrêter par aucun obstacle, contournant ceux-ci, l'énergie de l'Eau recherche toujours la voie de la moindre résistance de par la qualité de son mouvement, la fluidité.

 

Plus lente que les éléments précédents, l'Eau devient mature à la puberté, l'une de ses activités spécifiques étant de faire l'amour et de reproduire l'espèce. Ses glandes sont les gonades (ovaires et testicules). Son sens est le goût, ce qui est tout à fait en accord avec son autre activité majeure qui est de manger.

 

L'Eau représente l'inconscient, le Je ressens… mais nous ne sommes pas toujours capables de traduire ce ressenti en mots ou en action ce qui peut nous amener à vivre de la confusion émotionnelle et même de la dépression. Toutes les dépendances (attachement), drogue, alcool, jeu, nourriture, travail, relation affective, sont aussi reliées à cet élément.

 

Les trois signes astrologiques de l'Eau et leurs zones associées sont le Cancer avec les seins et toute la ceinture incluant les omoplates, le Scorpion avec tout le bassin en général et les organes reproducteurs en particulier et les Poissons situés aux pieds.

 

Tous les liquides du corps (sang, lymphe, urine, larmes, sueur, eau, salive, mucus) sont gouvernés par l'énergie de l'Eau. La vessie et les reins expriment aussi en partie cet élément.


En résumé, l'Eau…

• Nous parle des relations profondes et des émotions inconscientes. JE RESSENS !

• Son mot clé est inconscient.

• La qualité de son mouvement est la fluidité.

• Le focus doit être mis sur le détachement à acquérir vs l'attachement limitatif.

• Ses zones cibles sont : tous les liquides, les seins et la ceinture scapulaire (omoplates), le bassin et
les organes génitaux,

  les pieds et en partie, la vessie et les reins.

• Orange est la couleur de son chakra.

• Son sens associé est le goût.

• L'annulaire (le doigt de la bague de mariage : je m'attache à toi) et le quatrième orteil la 
représentent.

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La Terre

Nous terminons ici la description des 5 éléments avec l'énergie de la Terre qui correspond justement à l'achèvement, la réalisation, la concrétisation, le résultat.
 

C'est l'énergie la plus dense et la plus lente à se développer, ce qui est tout à fait normal quand on pense qu'elle correspond au système musculo-squelettique et à tous les tissus solides dans le corps. Cela prend 18-20 ans à former un corps humain, nous pouvons donc imaginer que cette énergie réagit très lentement, autant pour développer les malaises et les maladies, que pour s'en guérir.
 

Ses zones cibles dans le corps sont principalement le cou du Taureau, le gros intestin de la Vierge et les genoux du Capricorne. La fonction de la Terre étant l'élimination, tous les organes y contribuant sont aussi en partie sous sa gouverne comme les poumons, la peau et la vessie. Les tendons, les ligaments, les dents, les parois des vaisseaux sanguins, la graisse, les phanères (ongles, poils et cheveux) représentent eux aussi cette énergie.

 

La Terre bien ajustée manifeste du courage, de la solidité, de la stabilité, de l'ancrage, de la détermination, de la force et de l'endurance. En disharmonie, cette énergie peut nous faire vivre un large éventail de peurs allant de l'insécurité à la peur panique en passant par toutes les phobies et l'angoisse profonde.

 

Sous l'influence de la peur, la solidité peut se transformer en rigidité, la stabilité et l'ancrage en immobilisme, l'endurance en résistance et la détermination en paresse et en procrastination. Comme nous le verrons plus loin, la résistance est la première étape qui nous entraîne vers la maladie. De plus, ne dit-on pas aussi que la paresse est la mère de tous les vices !
 

La mémoire olfactive est la plus vieille de nos mémoires, une odeur pouvant nous ramener le souvenir d'un moment venant de très loin dans le temps. C'est pourquoi l'odorat ainsi que le nez son organe, sont associés à la Terre.
 

Le mouvement propre de la Terre est la contraction et cette contraction peut engendrer force et solidité. On a qu'à penser à l'haltérophile qui en contractant sa musculature parvient à soulever des poids impressionnants. D'un autre côté, si cette contraction devient permanente, il s'en suit une rigidité, éventuellement de la douleur et une limitation de mouvement.
 

La Terre énergétique n'est pas si différente de la terre physique en ce sens que nous y enterrons beaucoup de nos déchets. Autrement dit, toutes les ex/motions que nous sommes incapables de transformer se retrouvent dans la Terre. Comme nous l'avons vu dans un chapitre précédent, lorsque nous n'arrivons pas à vivre de façon responsable le mouvement qui se présente, nous sommes ex/motion c'est-à-dire hors du mouvement.
 

En fait, si nous ne sommes pas dans l'Amour représentée par la polarité positive des é/motions (énergie en mouvement), nous sommes dans la contraction de la peur représentée par la polarité négative ou l'ex/motion.

 

À titre d'exemple, un feu mal géré c'est-à-dire de nombreuses frustrations accumulées depuis longtemps, peuvent se retrouver dans des zones de Terre sous formes de varices, de côlon irritable, de fibromyalgie et même de Parkinson.

 

La peur est l'ex/motion la plus limitative, elle nous fige sur place et nous empêche de vivre pleinement l'expérience qui se présente à nous. Il  peut donc être très utile d'identifier même les plus petites insécurités afin de se pratiquer à développer le courage de les transformer.

 

En résumé, la Terre…

 

• Est la réalisation, la concrétisation, la matérialisation, la possession. J'AI !
 

• Son action est l'élimination.
 

• La contraction est son mouvement.
 

• Développer le courage est le moyen de contrer toutes les peurs, de la plus légère insécurité à la peur panique et à

  l'angoisse profonde.
 

• Tous les tissus solides du corps os, muscles, tendons, parois des vaisseaux sanguins, etc., sont reliés à cet élément.

   Ses zones cibles sont en particulier, le cou, le côlon et les genoux.
 

• Ses glandes sont les surrénales.
 

• Sa couleur est le rouge.
 

• Le sens associé est l'odorat.
 

• L'auriculaire et le petit orteil la représente.

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Le déterminisme énergétique

Lorsque le fœtus est dans l’utérus, il reçoit des impressions d’énergie subtile de chacun des signes du Zodiaque et ce, depuis sa conception. Chaque région du corps est gouvernée par un signe du Zodiaque en particulier. Chacun des éléments est représenté par un triangle. Un processus d’entrelacement relie les 12 signes créant les quatre triangles élémentaires de l’Air, du Feu, de l’Eau et de la Terre. Ces énergies élémentaires constituent la fondation du nouveau corps humain.

 

Vous remarquerez que les couleurs associés aux éléments sont les couleurs traditionnellement associées aux chakras correspondants.

 

 

 

Pourquoi en est-il ainsi? Hé bien, un bon astrologue pourrait certes mieux que moi vous expliquer ce phénomène d’influences planétaires. Chose certaine, cela correspond exactement à la réalité que j’observe depuis un bon nombre d’années dans mon corps, chez mes clients, mes élèves et que j’appelle ici déterminisme énergétique. C'est-à-dire que les gens dominés par tel ou tel élément, sont susceptibles de développer des pathologies spécifiques à ces éléments.


Marie est Gémeaux (Air) ascendant Scorpion (Eau), et quand elle a de la difficulté à gérer certaines situations de vie, certaines émotions, quand le mal veut se dire, ce sont toujours ses poumons (zone des Gémeaux) qui sont affectés ou sa peau. La peau n’est pas une zone cible des Gémeaux en particulier mais, comme nous le verrons plus loin, c'est une zone cible de l’élément Air en général.

 

De fait, dans une très forte proportion, les gens vont exprimer leurs tensions ou leurs problèmes de santé dans les organes, les zones du corps ou les fonctions appartenant à leurs éléments dominants. À l’inverse, ces endroits ou fonctions peuvent aussi refléter les forces de l’individu.

 

À titre d’exemple, ma grand-mère maternelle née sous le signe du Capricorne (élément de la Terre dont les qualités sont entre autres, l'endurance, la solidité et la durée) est décédée à l’âge vénérable de 104 ans. Le nombre de chûtes qu’elle a faites, même à un âge très avancé sans jamais rien se briser pourrait nous faire croire aux miracles sauf si l’on considère et accepte que les os sont la zone cible du Capricorne et manifestement dans son cas, c’était une zone très forte.

 

L’astrologie s’intéresse au moment de naissance de la personne et observe certaines constantes chez les individus nés sous le signe correspondant à ce moment. Ce qui s’en dégage est que malgré l’unicité de chaque individu, toutes les personnes nées sous un même signe astrologique, peuvent avoir certains points en commun dans leur façon d’agir et d’aborder la vie.

 

La polarité elle, s’intéresse plus à l’élément auquel appartient le signe. Ici aussi, nous observons des constantes qui révèlent que les trois signes d’un même élément sont sujets à partager certains types d’émotions, de comportements, de qualités et même de pathologies.

 

Il y a quatre éléments (Air, Feu, Eau, Terre) pour 12 signes astrologiques donc trois signes pour chaque élément. Dans la charte ci-dessus, vous pouvez voir les triangles dont les pointes relient les trois signes associés au même élément.

 

 

AIR

 

Gémeaux : les épaules, les bras et les poumons

 

Balance : les reins

 

Verseau : les chevilles

 

FEU

 

Bélier: la tête en général, les yeux en particulier

 

Lion : le plexus solaire et ainsi que tous les organes de la digestion : estomac, foie, vésicule biliaire, pancréas, intestin grêle

 

Sagittaire : les jambes en général et les cuisses en particulier

 

EAU

 

Cancer : la poitrine et toute la ceinture scapulaire incluant les omoplates

 

Scorpion : le bassin en général, les organes génitaux en particulier

 

Poissons : les pieds

 

TERRE

 

Taureau : le cou

 

Vierge : le gros intestin (côlon)

 

Capricorne : les os en général, les genoux en particulier

 

Bon, évidemment, aborder l’être humain et sa santé est beaucoup plus complexe que de définir des signes et des zones. Ce ne sont toujours que des hypothèses qui doivent passer le test de la vérification et quand ça ne se vérifie pas, c'est peut-être qu'il y a des données qui nous échappent. Par exemple, une personne Terre ascendant Air pourrait avoir six planètes en Eau dans sa carte du ciel ce qui changerait éventuellement sa dominante élémentaire et possiblement le genre de pathologie qu'elle serait susceptible de développer…

 

Nous n'avons ici qu'un début de décodage mais en attendant la suite, je vous invite à vous amuser en vérifiant déjà ces premières hypothèses avec vous-mêmes et les gens de votre entourage.

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Les spirales

 

Nous nous sentons bien... et tout à coup, sans crier gare, un symptôme s'installe. Un inconfort, un malaise, une douleur, se manifestent dans un endroit spécifique du corps et prennent de l'ampleur au fil des jours qui suivent. Les malaises et le mal-a-dit semblent s'installer comme ça, spontanément, par hasard.

 

Si vous avez lu  tout ce qui précède, vous savez maintenant qu'il n'en est rien et que tout a commencé dans l'énergie avant de s'installer dans le corps physique. C'est toujours le même principe qui prévaut, l'é/motion (énergie en mouvement) s'est bloquée quelque part et le corps, dans son intelligence, essaye de nous le faire comprendre à sa façon.

 

En fait, ce blocage d'énergie s'est intensifié par étapes, une sorte de spirale qui nous amène graduellement vers le mal-a-dit. Si je parle ici de spirale, c'est pour imager le processus, pour comprendre que chaque étape se fond avec la suivante qui engendre à son tour la prochaine et ainsi de suite.


LA SPIRALE DESCENDANTE

 

La première étape dans cette descente vers le mal-a-dit, c'est la résistance ! Résistance à laisser être ce qui veut être, à laisser vivre ce qui veut se vivre, à exprimer ce qui va, à plus ou moins long terme, s'imprimer ! Résistance à l'adaptation, à l'acceptation, au changement, à la transformation !

 

Cette résistance est l'un des attributs de l'élément TERRE dont l'ex/motion (hors du mouvement) est la peur. La peur est l'ex/motion la plus limitative qui soit. Ne dit-on pas que la peur paralyse ? Bien sûr, nous pouvons aussi ressentir la peur et ne pas se laisser arrêter par elle quand nous avons développé sa polarité, le courage...

 

Cette peur réveille toutes les autres ex/motions. Nous pouvons être envahis par l'insatisfaction, la colère, l'attachement, la peine qui jaillissent des profondeurs de l'inconscient et nous perdons alors le contrôle. Dans cette panique nous réagissons ! Nous sommes en réaction au lieu d'être simplement dans l'action et c'est alors que s'installe la confusion. Le cerveau ne pouvant gérer ce désordre, le corps prend alors la relève pour l'exprimer à travers le mal-a-dit.

 

En fait, le cerveau aspire toujours à l'équilibre et à la paix (ÉTHER) et ce message, ce mal qui dit, est simplement là pour nous faire comprendre que quelque chose cloche dans la gestion de notre Être. Ce message est en fait la solution qui, si on lui porte attention, nous permettra de rectifier le tir afin de remettre l'énergie en mouvement.

RÉSISTANCE (Terre) 

        

engendre les

                                                  

EX/MOTIONS (Eau)

 

qui suscitent la

 

RÉACTION (Feu)

 

conduisant à la
 

CONFUSION (Air)

 

qui mène au
 

MAL-A-DIT (Éther)

 

Évidemment, il nous est possible de renverser la vapeur à n'importe laquelle de ces étapes pour éviter le mal-a-dit. La vigilance, la conscience et la responsabilisation sont les outils qui nous permettent d'éviter de passer par les malaises du corps et de revenir dans le flot d'énergie.

 

LA SPIRALE ASCENDANTE
 

De même qu'il existe une spirale descendante vers le mal-a-dit, il existe une spirale ascendante vers la guérison.
 

La patience est première étape dans ce processus. La patience qui nous permet de ne pas tout de suite chercher à faire taire le symptôme car ce symptôme c'est le saint homme qui essaie de nous dire que quelque chose cloche dans notre gestion énergétique d'une situation donnée.
 

Ce qui cloche, c'est toujours une résistance et nous résistons parce que la situation réveille une douleur enfouie quelque part au fond de nous. Donnons-nous le temps nécessaire  pour explorer cette porte ouverte sur une souffrance qui nous habite peut-être depuis très longtemps.
 

Cultivons cette patience qui nous amène à vivre une expérience différente. L'expérience de ne pas chercher à fuir mais plutôt à ressentir, observer, questionner. En laissant le mouvement être, en se laissant vivre ce moment avec présence et conscience, l'expérience nous procure la confiance. Confiance en nos ressources, en notre pouvoir personnel, confiance qu'il y a derrière tout ça un cadeau, un enseignement bénéfique à notre croissance, à notre évolution.
 

Ces étapes nous orientent vers la compréhension de ce qui nous a conduit au mal-a-dit et cette compréhension nous sert de tremplin vers la guérison. Quand nous comprenons ce qui s'est passé, quand nous prenons conscience du moment où nous avons inhibé notre action, où nous avons résisté au lieu de laisser l'énergie circuler, nous avons alors le pouvoir de lâcher-prise et de remettre l'énergie en mouvement.
 

PATIENCE (Terre) 


nous amène à vivre l'

 

EXPÉRIENCE (Eau)

ce qui nous donne

 

CONFIANCE (Feu)

 

et nous guide vers la
 

COMPRÉHENSION (Air)

antichambre de la

 

GUÉRISON (Éther)
 

Savoir, c'est pouvoir ! Encore faut-il vouloir et surtout, agir ! Car ce n'est pas suffisant de savoir, pouvoir et vouloir, il faut poser un geste de transformation. Et s'il n'est pas possible, pour toutes les bonnes raisons du monde, de poser ce geste maintenant, c'est qu'il y a encore une certaine résistance quelque part dans notre être.

Reconnaissant cette résistance et aussi sa cause, l'une ou l'autre des ex/motions, nous revenons tout de suite à la première étape vers la guérison, la patience. Cette patience qui est maintenant supportée par la tolérance. Tolérance envers soi-même, acceptation du fait que nous ne soyons pas capables de changer les choses à ce moment précis de notre vie. 
Car nous sommes conscients maintenant que tout dépend de nous, que nous avons créé ce malaise pour notre apprentissage et que, en temps et lieu, avec le courage, la persévérance et l'amour de soi, nous poserons le geste guérisseur.
 

Cette nouvelle perception de ce qui nous arrive, ce regard intérieur qui se développe, cette responsabilisation qui nous redonne notre pouvoir personnel, sont une expérience en soi qui bâtit encore un peu plus la confiance. La compréhension s'élargie, la conscience s'ouvre à quelque chose de plus grand que notre égo, à l'Amour qui guérit !

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Les latéralités

 

Quand un problème localisé se présente (tendinite à l'épaule, douleur à un genou, conjonctivite à un œil par exemple), une aide des plus précieuse pour en trouver le sens est de prendre sa latéralité en compte.

 

Quel est le côté du corps affecté ?

 

Chez un droitier, le côté droit du corps est généralement associé à l'aspect masculin des choses et le côté gauche à l'aspect féminin. Chez un gaucher, c'est le côté gauche qui est lié à l'aspect masculin et le côté droit à l'aspect féminin.

 

La latéralité nous permet de mieux cibler les questions que l'on doit se poser pour décoder la cause réelle de ce qui nous afflige et de permettre ainsi l'auto guérison.

 

Voici une liste non-exhaustive de certaines des composantes de ces deux aspects.

 

ASPECT MASCULIN

L'homme                      

Le père

Le conjoint

Le futur (présent/futur)

L'argent

Le travail

La compétition

L'agressivité

L'action 

Le faire

La recherche de solutions

L'émissivité

Le rationnel

L'analyse

Le conscient

La productivité

Le calcul

L'objectivité

Le jugement

 

ASPECT FÉMININ

La femme

La mère

La conjointe

Le passé (présent/passé)

La famille

Les enfants (garçons et filles)

L'intuition

La créativité

Le ressenti

L'être

Soi-même (homme et femme)

La réceptivité

L'irrationnel

L'imagination, le rêve

L'inconscient

L'entretient (prendre soin)

L'affectivité

La subjectivité

L'empathie

 

Donc, par exemple, un problème du côté droit pour un droitier peut avoir pour déclencheur le travail et/ou le futur et/ou le conjoint et/ou l'argent, etc.

 

Un problème du côté gauche peut avoir rapport à la famille et/ou le passé et/ou la femme, et/ou soi-même etc.

 

Le et/ou est très important car il ne faut pas s'attendre à ce que toutes les composantes de la latéralité soient touchées mais plutôt l'une ou l'autre et quelques fois, l'une et l'autre.

 

Généralement 

 

- L'arrière du corps correspond au passé

  (ça peut être un passé récent ou très lointain).

 

- Le devant correspond au futur

  (du futur immédiat à un futur éloigné).

 

- Les côtés sont plus spécifiquement associés au présent.

 

 

Prenons un exemple concret !

 

Manon, 39 ans, Vierge ascendant Cancer, mère de famille, s'est brisé une côte du côté gauche lors d'une banale chute.

 

La première question est: quand est-ce arrivé ?

 

Manon commence alors à raconter comment c'est arrivé… ce qui n'est absolument pas important pour comprendre pourquoi l'accident est survenu.

 

Alors, quand est-ce arrivé? - Il y a 2 semaines.

 

Deuxième question: que viviez-vous à ce moment? Qu'est-ce qui se passait dans votre vie ?

- C'est arrivé le jour où mon fils de 17 ans a obtenu son permis de conduire.

 

Troisième question : Que viviez-vous émotionnellement en rapport avec le fait que votre fils ait son permis de conduire ? - - J'étais contente pour lui.

 

Si la joie avait véritablement habité Manon, il n'y avait aucune raison qu'elle se fracture une côte et nous devrions alors chercher ailleurs la cause de sa chute. Cependant, quand on regarde la latéralité gauche, nous y retrouvons entre autre les enfants. De plus, nous savons maintenant que les côtés du corps sont associés au moment présent. Nous pouvons donc émettre l'hypothèse que cet événement est possiblement relié au fait que son fils vient d'obtenir son permis de conduire.

 

Étant donné que même les accidents sont le résultat d'une ex/motion, allons explorer laquelle ou lesquelles sont en cause, à partir des énergies dominantes chez Manon. La vierge est un signe de Terre et l'ex/motion reliée à la Terre est la peur. Le cancer est un signe d'Eau dont l'ex/motion est l'attachement.

 

L'événement, vécu avec enthousiasme par le fils, est perçu très différemment par la mère qui, soit n'est pas à l'écoute de ses réels sentiments, soit n'ose pas les exprimer pour ne pas ternir la joie que son fils éprouve. En fait, intérieurement, Manon vit une grande inquiétude (insécurité-peur de l'énergie Terre) car pour elle, voiture égale possibilité d'accident. De plus, l'autonomie que le permis de conduire procure à son fils va faire en sorte qu'il sera possiblement moins souvent à la maison et ceci titille l'attachement de l'énergie Eau.

 

Si Manon avait été plus consciente de ce qui l'habitait à ce moment et surtout, si elle l'avait exprimé, elle aurait ainsi permis  à l'énergie de circuler et l'accident n'aurait eu sa raison d'être. Souvenez-vous que: Tout ce qui ne s'exprime pas, s'imprime !

 

L'intensité de l'ex/motion devait absolument se manifester car l'énergie doit toujours être en mouvement.  Alors le corps, dans sa sagesse, a trouvé un exutoire, un moyen d'exprimer cette ex/motion en créant la chute et  la côte brisée. La douleur extérieure étant directement proportionnelle à la douleur intérieure. La douleur physique est souvent la façon d'exprimer ce que nous croyons inexprimable. Ce qui ne se dit pas en mots, se dit en maux !

 

Nous nous souviendrons que les os représentent, entre autres, l'énergie Terre dans le corps et nous comprenons ici la logique du déterminisme énergétique. Un des deux éléments dominant chez Manon est la Terre et la conséquence de l'ex/motion (la peur) s'est manifestée dans une zone Terre. Elle aurait pu tout aussi bien souffrir de constipation (zone cible de la vierge) pendant quelques jours mais il faut croire que la peur était intense au point de briser un os.

 

En comparaison, chez un signe de Feu l'ex/motion aurait pu déclencher une gastralgie spontanée (Lion), une migraine (Bélier) ou bien la même chute aurait pu occasionner une blessure à la cuisse (Sagittaire), etc.

 

En résumé:

 

Accident : côte gauche brisée.

 

Déclencheur : ex/motion de peur et d'attachement

 

Latéralité : gauche = enfant

                     côté du corps = moment présent

 

Logique énergétique : dominante Terre = os

 

Manon a très bien accepté ce décodage et réalisé les ex/motions qui l'habitaient vraiment. La question est maintenant de savoir quel enseignement elle peut tirer de cette aventure. L'accident ne serait pas arrivé si elle avait exprimé ses é/motions mais elle ne se l'est pas permise. Possiblement parce qu'elle n'en était pas assez consciente ou possiblement qu'elle s'est retenu pour ne pas gâcher la joie de son fils. Pourtant, la solution est toujours dans l'expression ! Car l'ex/pression c'est être hors de la pression ou dit autrement, enlever la pression de…

 

Elle aurait pu tout simplement souligner qu'elle était contente pour lui et même fière de lui et du même souffle, lui partager ce que ça lui faisait vivre intérieurement. Peut importe à ce moment-là si son fils l'avait rassurée ou pas, l'essentiel est qu'en se disant, elle aurait permis à l'énergie de circuler. Forte de cet apprentissage, Manon va peut-être, à l'avenir, mieux s'observer et être plus à l'écoute de ses mouvements intérieurs pour éviter un autre incident du genre, un malaise ou une maladie.

 

C'est le gain que nous faisons à chaque fois que nous essayons de trouver le sens de ce qui nous arrive. À chaque fois, c'est une pratique de conscientisation, d'écoute intérieure qui va faire en sorte que nous aurons de moins en moins besoin de souffrir dans notre corps pour libérer l'é/motion (énergie en mouvement).

 

De plus, si d'aventure le corps nous parle à nouveau, la prise de conscience et la recherche de la cause réelle nous permettront de nous ajuster et donc possiblement, de souffrir moins longtemps et/ou moins intensément.

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Les cinq questions

 

Pour avoir une prise sur le malaise ou le mal-a-dit qui nous affecte, pour pouvoir s'en guérir, il y a cinq questions que nous devons nous poser.

1) Depuis quand les symptômes sont-ils présents ?

 

2) Qu'est-ce que je vivais émotionnellement à ce moment ?

 

3) Ai-je déjà eu ces symptômes par le passé ?

 

4) À quoi sert la partie du corps touchée ?

 

5) Quel côté du corps est touché ?

 

Il est en effet primordial d'essayer de situer dans le temps l'apparition des premiers symptômes pour ensuite nous questionner sur ce que nous vivions à ce moment-là, dans les heures ou les jours précédents.

 

Il y a forcément eu un déclencheur quelconque, une situation, une interrelation qui nous a fait vivre une ex/motion, qui a fait en sorte que nous avons bloqué un mouvement, imprimé un ressenti. Ce mouvement arrêté, non-exprimé, est à l'origine du ralentissement énergétique manifesté par un symptôme, un accident ou un incident si banal soit-il comme de se cogner un orteil ou se couper un doigt.

 

Quelle ex/motion avons-nous vécu en rapport avec ce déclencheur ? De la peine ? De l'insatisfaction ? De l'envie ? De la frustration ? De la colère ? De l'impuissance ? De la peur ?

 

Quand nous identifions cette ex/motion, nous avons toute suite la solution… qui est d'aller vers son contraire, l'é/motion ! Il s'agit simplement de reconnaître notre ressenti et autant que possible, de l'exprimer. Ceci devrait nous permettre de relancer l'énergie, d'aller vers la joie, la satisfaction, le pardon et le lâcher prise, le détachement ou le courage.

 

Pas facile me direz vous ? Hé bien vous avez entièrement raison ! Il peut être difficile de changer, de se vivre de façon différente, en totale responsabilité. C'est en fait, une transformation majeure qui demande une grande capacité d'introspection et d'humilité, le courage de se remettre en question, de questionner ses croyances et de conscientiser ses patterns de vie.

 

Mais avons-nous d'autres choix ? Bien sûr, nous pouvons endurer le symptôme, soulager la douleur par la médication, nous faire opérer, accepter de vivre avec le mal-qui-dit, etc.

 

Éventuellement, avec la médication ou l'opération, nous pouvons même nous penser guéris ! Mais si la cause n'a pas été abordée, questionnée, le mal, l'ex/motion va se manifester de nouveau suite à un autre déclencheur du même genre et si nous faisons taire le symptôme (le saint homme), le mal va chercher à se dire encore et possiblement, se dire autrement. Il va peut-être se manifester sous une autre forme, dans une autre partie du corps, un autre organe, dans l'espoir que nous finirons par comprendre le message.

 

Le problème c'est qu'au fil du temps, quand le mal change de place, change de forme, il devient plus difficile encore de remonter à la source, de comprendre le message initial ! Heureusement il nous reste toujours la piste de l'élément auquel appartient la partie du corps ou l'organe touché et en identifiant l'élément, nous pouvons identifier l'ex/motion en cause.

 

Si d'aventure, le même problème se présentait à nouveau, nous pouvons nous poser la troisième question : Ai-je déjà eu ces mêmes symptômes ? Et si oui, qu'est-ce que je vivais à l'époque qui peut ressembler à ce que je vis maintenant ? Est-ce qu'il peut y avoir une similitude entre les déclencheurs ?

 

Il devrait être plus motivant, sans être nécessairement plus facile, de travailler à changer une façon d'être qui nous nuit systématiquement, surtout si nous identifions l'ex/motion responsable. La clé de la transformation se trouve certainement dans l'entrainement, une pratique quotidienne de la responsabilisation, de l'observation et de la vigilance.

 

Et maintenant, si la réponse est non, s'il s'agit d'un nouveau symptôme, nous revenons à la question 2 : Qu'est-ce que j'ai vécu dernièrement, qu'est-ce qui m'habitait à ce moment que je n'ai pas exprimé ?

 

À quoi sert cette partie du corps, cet organe, cette zone ? Cette question peut nous donner des pistes de solutions si nous n'arrivons pas à savoir quand le problème a réellement commencé ou à nous rappeler ce que nous vivions à ce moment.

 

Évidemment, il y a des parties du corps plus facile à décoder que d'autres, comme les oreilles qui servent à entendre, les yeux qui servent à voir, les jambes qui nous supportent et nous font avancer. Qu'est-ce que je ne veux pas ou ne peux pas entendre ou voir ? Qu'est-ce qui m'empêche d'aller de l'avant ?

 

Un problème d'estomac peut vouloir me dire la difficulté à digérer certains propos qui m'ont été adressés, une situation, une personne, moi-même, la vie en général peut-être. Un mal de tête peut vouloir me parler de la surchauffe du cerveau qui cherche une solution à un problème. Un mal d'épaules peut représenter la charge que je porte, etc., etc.

 

Je donnais précédemment l'exemple de se cogner un orteil ou de se couper un doigt, ce sont de petits incidents sans conséquences mais qui peuvent nous servir d'entrainement pour les plus gros problèmes. À quoi pensiez-vous quand l'incident s'est produit ? Quelle ex/motion vous habitait à ce moment ? À quel élément appartient ce doigt ou cet orteil ? L'élément vous donne l'ex/motion (blocage) qui a causé cet incident et sa polarité, l'é/motion (énergie en mouvement) qui amène la transformation.

 

Plus nous nous pratiquons à décoder tout ce qui nous arrive (malaises, accidents, incidents), plus nous prenons conscience que nous avons créé cette situation et donc que nous avons aussi le pouvoir d'en guérir et de créer des choses plus positives dans notre vie.

 

Voici un exemple cocasse qui démontre comment l'énergie doit toujours circuler et que si nous tentons de la bloquer, si nous n'exprimons pas l'ex/motion qui nous habite, c'est le corps qui va prendre la charge et qui va l'exprimer à sa façon.

 

Lors d'un atelier sur la compréhension de la maladie, j'interagissais avec une personne dont les symptômes s'étaient grandement atténués suite au décodage que nous en avions fait la semaine précédente. Cependant, elle ne donnait aucun crédit à sa prise de conscience, préférant mettre son amélioration sur le compte du temps qui passe. Je n'en laissai rien paraître mais intérieurement je me sentais un peu frustré de son attitude.

 

Ce soir là, il y avait un chien dans la salle de cours et il me mordillait gentiment le bout de la sandale depuis quelques minutes car tout en parlant, je l'agaçais avec mon pied. Hé bien, au moment où je commençais à crisper un peu à l'intérieur, au moment où la frustration (légère mais réelle) voulu s'installer, le chien décide de me mordre un orteil. Et il ne mord pas n'importe quel orteil, il mord le troisième, celui du Feu, celui des frustrations !

 

J'aurais pu pester contre ce chien et même peut-être vouloir me venger en le frappant mais c'eut été une façon déresponsabilisée de réagir à mon ex/motion intérieure. Au contraire, loin de me fâcher après le chien,  j'ai tout de suite compris le message et j'ai instantanément lâché prise (é/motion Feu) sur cette frustration (ex-motion Feu). Je me suis mis à rire (mouvement Feu) de bon cœur tout en partageant cette expérience avec les participants.

Je vous encourage à vous pratiquer avec des petits incidents de ce genre, même si ce n'est rien de grave et surtout si ce n'est pas grave car il est beaucoup plus facile de comprendre et de réajuster des petits incidents que de gros mal-a-dit. Non seulement en se pratiquant ainsi nous cessons d'accumuler, d'imprimer, mais de cette façon, nous exerçons notre vigilance pour éviter un jour, des problèmes possiblement plus graves.

 

La dernière question sur le côté affecté par le malaise, l'accident ou l'incident, donne aussi plusieurs pistes de compréhension. (voir l'article sur les latéralités)

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Responsabilisation, observation et vigilance

Si nous nous reportons aux cinq principes de base pour une meilleure gestion de la santé, que nous avons vu au début, il semble évident que la clé de cette gestion est la responsabilisation.

 

Nous ne pouvons gérer que ce que nous connaissons, donc notre responsabilité première serait de se connaître le mieux possible. Se connaître et surtout se reconnaître, sans complaisance, avec lucidité, dans nos forces et nos faiblesses, nos qualités et nos défauts. L'époque dans laquelle nous vivons n'a jamais été aussi riche en outils de connaissance de soi. Livres, conférences, ateliers de croissance personnelle, tout est là pour nous permettre de mieux se connaître. À nous de choisir ce qui nous aidera à grandir…

 

Et maintenant que nous en savons un peu plus sur les cinq éléments qui nous constituent, nous sommes encore plus outillés pour comprendre notre fonctionnement. Nous pouvons en déduire que nous ne sommes pas que des mécaniques physiques mais que nous sommes avant tout des êtres d'énergie. En ce sens, la cause réelle des malaises et des mal-a-dit qui affectent notre corps physique est en premier lieu, énergétique et émotionnelle.

 

Ce savoir nous donne le pouvoir, le pouvoir de changer nos vies, le pouvoir éventuellement de guérir. Encore faut-il que nous le voulions et surtout que nous agissions en conséquence !

 

Un des outils pour passer du savoir à l'agir est l'observation. Nous avons besoin d'être présents à nous-mêmes, à ce que nous pensons, à ce que nous faisons, à ce que nous disons, à notre échange avec l'environnement. Cette observation nous amène à une meilleure connaissance de soi donc à une disposition toujours plus grande à mieux se vivre.

 

L'observation est primordiale pour déterminer si nous sommes é/motion (énergie en mouvement) ou ex/motion (hors du mouvement) dans une situation, une circonstance donnée ou dans un échange particulier avec l'environnement.

 

Nous devenons donc responsables et nous nous observons de plus en plus. Nous observons nos comportements, notre façon de penser, d'agir et de réagir. Nous observons les mouvements intérieurs que nous bloquons ou que nous laissons s'exprimer, etc. Et nous réalisons probablement que nous devons apporter certains changements pour guérir et/ou mieux vivre notre vie. C'est alors que la vigilance entre en scène !

 

Selon le petit Larousse, la vigilance est : une attention vive, une surveillance soutenue. Contrairement à l'observation qui est plutôt yin c'est-à-dire passive, la vigilance elle est yang, proactive. Cette attention, cette surveillance soutenue, est nécessaire pour atteindre le changement souhaité qui lui, ne se réalisera qu'avec beaucoup de constance et de détermination.

 

Cette vigilance nécessaire pourrait se vivre comme contraignante et même épuisante pour certains, mais il faut la voir comme un entraînement, exactement comme lorsqu'on s'entraîne au gym pour augmenter sa masse musculaire ou perdre du poids.

 

Si difficile que puisse sembler cette pratique au début, elle se transforme au fil du temps en une façon de vivre de plus en plus ludique et agréable. C'est qu'il y a des résultats après un certain temps, comme dans tout entraînement et ces gains nous encouragent. La pratique n'est plus une corvée mais devient un mode de vie que nous adoptons volontairement.

 

Le résultat c'est que nous nous connaissons mieux, nous agissons de plus en plus au lieu de réagir, nous gérons mieux toutes nos composantes (physique, mentale, émotionnelle, relationnelle) avec beaucoup plus de souplesse et d'efficacité. Nous accumulons ainsi beaucoup plus d'énergie pour nous aimer davantage, aller vers nos passions, relever de nouveaux défis ou tout simplement mieux vivre notre quotidien en santé.

 

Dans le cas d'un mal-a-dit, l'habitude d'observer sa vie va nous être fort utile pour déterminer quand le malaise à débuté car c'est là que se trouve la clé. Que vivions-nous à ce moment, qu'est-ce qui nous a amené dans l'ex/motion, quel mouvement avons-nous bloqué ?

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Ce qu'ils ont dit

L'idée d'une médecine intégrale, c'est-à-dire une médecine qui est consciente du lien corps-esprit et qui en tient compte, est vieille comme le monde. Plusieurs penseurs, philosophes et médecins ont bien essayé au fil des siècles de conscientiser leurs patients et leurs collègues au fait que la réponse à la maladie était peut-être au cœur même du malade et que celui-ci avait possiblement une certaine responsabilité dans sa guérison.

 

Ils se sont heurtés à leur époque et d'autres se heurtent encore aujourd'hui à un establishment qui tient à garder le contrôle sur leurs patients et le pouvoir sur leur santé.

 

Voici ce qu'ont dit à ce propos certaines personnes connues:

 

Platon (428-348 av. J.-C.)

Philosophe grec qui dénonçait, il y a 23 siècles

…la folie de vouloir guérir le corps sans vouloir guérir l'esprit.

 

Paracelse (1493-1541)

Médecin suisse défroqué après avoir déclaré que la médecine qu'il pratiquait était fausse et qu'il devait tenter une nouvelle approche. Environnementaliste, inspirateur de l'homéopathie, innovateur, intéressé par l'astrologie, l'alchimie et la magie, il cherchait à trouver dans l'homme ce qui guérit l'homme.

 

SAMUEL HAHNEMANN (1755-1843)

Médecin allemand défroqué, inventeur de l'homéopathie, une médecine qui soigne un individu plutôt qu'une maladie. Déçu des limites de la médecine, il aurait dit : - Je ne veux pas prendre le risque de causer du tort !

Toute guérison qui ne vient pas de l'intérieur est préjudiciable. Une apparente guérison du corps obtenue par des moyens matériels ou par l'intermédiaire d'une autre personne sans participation personnelle, sans travail sur soi, peut procurer un soulagement physique mais elle risque très souvent de déplacer le problème si la leçon du mal n'a pas été apprise. La maladie commence quand nous justifions par l'extérieur, le malaise intérieur !

 

GEORG GRODDECK (1866-1934)

Médecin allemand, père de la médecine psychosomatique, psychanalyste inventeur du concept du Ça, repris par Freud. Pour Groddeck, le Ça représente la force inconnue qui gouverne les gens et qui est à la source de toute maladie physique. Se refusant à accepter la division du corps et de l'esprit en deux compartiments, il déclara : - Nous fabriquons nos maladies mentales et physiques de la même manière. La maladie est pour le patient, le moyen de survivre.

 

CARL GUSTAV JUNG (1875-1961)

Psychiatre-psychanalyste. - La maladie est l'effort que fait la nature pour guérir l'homme. Nous pouvons donc apprendre beaucoup de la maladie pour notre retour à la santé.

 

RANDOLPH STONE (1890-1981)

Détenteur de doctorats en ostéopathie, chiropratique, naturopathie, diplômé en neuropathie et naprapathie, il obtient sa licence d'état en 1914 avec mention autres pratiques, ce qui lui donne le droit de soigner ses patients sans utiliser de médicaments chimiques ni de chirurgie. Il développe la Thérapie de la Polarité, synthèse d'essence énergétique de plusieurs approches thérapeutiques tant orientales qu'occidentales.

- Le principe énergétique est un concept atomique; il correspond à une science du futur. Si nous n'essayons pas de le comprendre maintenant, nous devrons le faire plus tard, par nécessité. L'approche mécanique est complètement périmée comparée au principe énergétique. Pour se tenir au courant et être efficaces dans notre recherche thérapeutique, il nous faut suivre la tendance actuelle et aller au-delà des mécaniques et de la chimie.

 

YVAN AMAR (1950-1999)

Philosophe novateur et écrivain. - Si quelqu'un me guérit et me retire mon mal, j'entend aussi qu'il me hisse au niveau de conscience que j'aurais atteint si j'avais moi-même résolu ce que ce mal devait m'apprendre. Sinon, s'il me laisse dans le même état de conscience après m'avoir retiré mon mal, il me vole l'outil de ma croissance que peut être cette maladie.

 

PATRICK OBISSIER

Thérapeute contemporain et auteur. - Ce n'est pas de nouveaux remèdes dont les hommes ont besoin, mais de nouvelles aptitudes à mettre de la conscience. Guérir est un phénomène naturel ! C'est de ne pas guérir qui est anormal pour la nature. Pour guérir, le cerveau attend l'information que le conflit est résolu ou dépassé.