L'EAU : Peur de perdre
- Daniel Ethier

- 4 janv.
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Dans l’Âyurveda, duquel origine la Polarité, il n’existe que trois éléments qu’on appelle le tridosha ou les trois fautes. Ils gouvernent le fonctionnement du corps, de l’esprit et des émotions. En Polarité on a divisé l’élément nommé Kapha, en la Terre et l’Eau, les deux éléments les plus denses.
Ils partagent donc certains attributs, comme la lenteur, la paresse et la densité de leur énergie. Ils sont très près l’un de l’autre, mais sont également assez différents pour les aborder séparément. La Terre a peur de mourir, mais l’eau a peur de perdre, de vivre de l’abandon, de se retrouver seule et donc, de potentiellement en mourir.
L’Eau croit que l’attachement est nécessaire à sa survie, et pour survivre, elle doit faire en sorte de ne pas perdre l’objet de son attachement. Pour ce faire, elle peut se rendre indispensable, user de manipulation et même de contrôle.
C’est l’élément le plus en contact avec l’invisible, surtout pour le signe des Poissons. L’Eau nous parle d’intuition avec son mot clé : Je ressens ! Malheureusement, elle n’a souvent pas été accueillie dans son ressenti par ses parents, sa fratrie ou ses amis. Elle a donc enregistré que son intériorité n’était pas juste et qu’elle devait plutôt se conformer aux autres pour être aimée. Elle apprend alors à ne pas faire confiance à ce qui bouge à l’intérieur et devient prisonnière d’une validation extérieure.
C’est ici que l’attachement devient souffrant : pour ne pas se retrouver seule, la dominante Eau va acquiescer à des propos qu’elle ne partage pas, va dire oui quand elle voudrait dire non pour se respecter. Ceci peut engendrer de la confusion émotionnelle qui va l’amener à se couper de son intérieur pour se sentir acceptée.
Sa propension à prendre soin, surtout pour les natifs du Cancer, peut l’amener à manipuler et contrôler afin de se rendre indispensable pour l’objet de son attachement. Que celui-ci prenne une distance, et c’est le sentiment d’abandon qui s’installe.
L’Eau doit absolument cultiver le détachement pour sortir d’un enfermement souffrant. Le problème ici c’est que l’attachement a été valorisé depuis le plus jeune âge et le détachement nous a été présenté comme de l’éloignement, de l’indifférence ou du je m’en foutisme.
Cette énergie est mature à la puberté, d’où son rapport étroit avec la sexualité, qui est aussi un moyen de s’attacher l’autre. Mais l’Eau peut également s’attacher à son histoire personnelle, à ses croyances, à ses désirs, à ses possessions et même à ses souffrances, ce qui par compensation peut l’amener à toutes les dépendances possibles.
Dans le détachement, l’Eau se retrouve avec elle-même, avec ses ressentis et son intuition en toute liberté. Elle doit réapprendre à se faire confiance. Cette nouvelle confiance en elle-même va générer plus d’amour et de respect pour elle ce qui va se traduire par plus d’amour et de respect pour l’environnement. Éventuellement, elle doit aussi apprendre à accepter de perdre l’amour des autres pour gagner l’amour d’elle-même.
Comment passer de l’attachement au détachement ? En réalisant que le seul mouvement énergétique en accord avec la Vie, est celui qui apporte la Joie et que tout autre ressenti que celle-ci, cache certainement une peur à débusquer…
Oscar Wilde devait avoir compris l’énergie Eau quand il a écrit : « Soyez vous-même, les autres sont déjà pris ! »




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